Dans les années 1900, la littérature américaine était en plein essor. Il y avait une foison de productions qui donnaient toutes envie d’en savoir davantage sur la culture américaine. Aussi bien dans les bibliothèques que sur les écrans, la civilisation américaine faisait des émules. D’aucuns avaient même qualifié cette période d’ « années folles » de la littérature américaine. C’est au cours de cette période faste que l’écrivain F. Scott Fitzgerald a publié le roman « The great Gatsby », plus précisément en 1925. Le chef-d’œuvre décrivait parfaitement la jouvence de cette belle littérature américaine. Il fut vendu  à plus de 25.000 exemplaires. Preuve du succès de l’œuvre, elle fut l’objet de quatre adaptations au cinéma. D’abord en 1926 par Herbert Brenon, ensuite en 1949, sous le titre « Le prix du silence » par Elliott Nugent, en  1974 par Jack Clayton et enfin en 2013 par Baz Luhrmann. Quelles que soient  les versions, ce film  a toujours passionné son public. Nous basant sur la dernière version, voici quelques indices qui font de ce film un véritable chef-d’œuvre.

Le fond de l’histoire

Pendant le printemps de 1922, Nick Carraway aménage  à New York, juste à côté de la maison luxueuse d’un certain Jay Gatsby. Très tôt le jeune Nick fit la connaissance du millionnaire Gatsby, lors de l’une des nombreuses soirées mondaines que le richissime homme a coutume d’organiser, dans le dessein de conquérir une certaine Daisy  qui, comme par coïncidence, était la cousine de Nick et aussi l’épouse de Tom Buchanan. Il faut tout de même rappeler que Gatsby et Daisy avaient eu, dans un passé récent, une histoire d’amour avant que celui-ci ne parte à la guerre. Nick n’était pourtant pas au bout de ses surprises.  Dans le même temps, il apprend que Tom, le mari de sa cousine avait pour maîtresse Myrtle Wilson,  la femme du tenancier d’une station-service de la ville. Dans une embrouille d’un soir, alors que Tom confie à Georges Wilson que sa femme est la maîtresse de Gatsby, le tenancier  assassina  Gatsby et se suicida par la suite. Daisy tua entre temps Myrtle, mais l’opinion publique prit le défunt Gatsby comme l’assassin de Daisy. Au courant de la vérité des faits, Nick entreprit d’écrire un mémoire révélateur.

Les thèmes

Le film, à l’image du roman original, aborde une panoplie de thèmes d’actualité à l’époque et qui reste malgré tout de mise dans notre société contemporaine.

  • haute bourgeoisie

Il décrit une société aristocrate encline à l’ennui et prête à tous les vices pour sortir de cette routine. C’est une description profonde qui n’oublie aucun détail de cette couche sociale américaine qui dépense sans compter.

  • Romantisme

Bien sûr qu’on y retrouve également du romantisme mêlé à de la nostalgie. Un amour vécu dans le passé, mais que Gatsby a du mal à oublier et qui l’entraîne inlassablement et dangereusement dans les bras de sa désormais maîtresse, Daisly. Une romance qui sera à la base d’une suite d’événements malheureux.

  • Haine et Vengeance

S’en suivent la haine et la vengeance des maris trompés et abusés qui mettent toutes les stratégies en place pour éliminer leurs concurrents, même s’ils ne sont pas eux aussi exempts de tout reproche.  Le film relate l’instinct vindicatif de l’être humain.

  • Frivolité

À côté de toutes ces intrigues, on peut noter toute la frivolité d’une aristocratie qui n’a d’intérêt que pour le sexe, l’alcool et l’argent. Ce film va plus en profondeur pour soulever des maux restés  tabous et qui gangrènent  pourtant cette bourgeoisie américaine. Il s’agit des fausses apparences qui cachent le mensonge dans lequel vit tout ce beau monde. Le luxe arrogant, l’extravagance et tous les autres apparats que laisse entrevoir cette classe sociale ne sont en réalité qu’un trompe-l’œil qui occulte la mélancolie, la solitude et la tristesse de la plupart de ses membres.

  • Violence

La violence se trouve être finalement le seul moyen pour exprimer son désarroi et toute sa douleur de ce vide qu’on ressent malgré toute la richesse. Cette folie meurtrière n’épargne personne sur sa route, même pas son auteur qui finit également par se détruire. Ce film est donc un condensé de thèmes pertinents qui plonge le spectateur dans ce monde apparemment intéressant, mais en réalité fade de la haute bourgeoisie américaine.  Un chef-d’œuvre qui continue de susciter autant d’intérêt.

Un film qui résiste au temps

Il faut rappeler que le roman original a été écrit en 1925. Bientôt 100 ans que ce scénario bien rodé inspire les cinéastes. Au-delà des trois autres adaptations cinématographiques, l’accueil réservé par le public, à la dernière version réalisée par  Baz Luhrmann avec  Leonardo Di Caprio,  est la preuve que ce film n’a connu aucune ride à l’épreuve du temps. Il est donc rentré dans les séries cultes.  Luhrmann a réussi à créer une atmosphère enchanteresse pour le public. Devant le film, toute l’attention du spectateur est captivée par la narration d’un Nick qui injecte à son sujet, toute l’admiration qu’il témoigne à Gatsby. Ce film est à la fois magique et mythique, du fait de ces dialogues taillés sur mesure.

Le casting est un chef-d’œuvre

Leonardo Di Caprio, Tobey Maguire, Carey Mulligan, Joel Edgerton, Isla Fisher, Jason Clarke et  d’autres figures emblématiques du cinéma ont laissé leurs belles empreintes sur cette version actualisée de « Gatsby le magnifique ». Chacun d’eux avait des rôles qui lui allaient à merveille.  Pour ceux qui connaissent bien le talent de Leonardo Di Caprio, il n’y aura rien de surprenant que le film soit bien plus touchant que le roman. L’acteur a cette magie de jouer franc jeu dans l’expression de ses sentiments, ce qui rendent les scènes plus réalistes que jamais. C’est d’ailleurs ce que recherche le public qui a besoin de se voir dans ce qui lui est projeté. Il ne faut pas oublier qu’un film est avant tout le reflet des réalités sociales. Il faut également saluer le charisme de cet acteur qui fait davantage de ce film, un chef-d’œuvre. En résumé, la majorité des acteurs ont donné le meilleur d’eux pour ce rendu de qualité.

Un film qui vous transporte

L’œuvre à elle seule constitue un monde à part. Et c’est justement dans cet univers tout particulier que le réalisateur a bien voulu transporter son public. Des images grandioses qui décrivent toute la démesure des soirées endiablées de la haute bourgeoisie américaine. Des décors de rêve et du jeu des acteurs, dégouline une magie hypnotisant.  Nombreux sont les spectateurs qui ont ressenti des frissons tout le long de ce métrage.

Une œuvre toute en couleur

La vie que décrit le film est peinte en couleurs, en raison du train de vie trop élevé de cette haute bourgeoisie. Pour donc coller à cette réalité, le réalisateur a mis les bouchées doubles pour sortir une œuvre très coloriée. La créativité  s’est surtout révélée au niveau des plans de caméras. Des prises qui surprennent avec leurs précisions et qui battent la mesure des dialogues entre acteurs. Les effets spéciaux vous mettent également plein la vue.

Une adaptation fidèle à l’œuvre originale

Il est vrai que pour des raisons de commodité, le réalisateur a ajouté une petite touche personnelle au scénario. Mais il faut constater une certaine fidélité du film au roman original, dans son grand ensemble.

The great Gatsby de Scott Fitzgerald

Ce roman aura marqué le monde du livre en général. Depuis bientôt 100 ans qu’il a été écrit, il a connu des adaptations aussi bien en cinéma qu’à l’opéra et à  la télévision. Il existe même en bande dessinée. Le roman a pu avoir un tel impact parce qu’il décrit parfaitement la société bourgeoise américaine. Et le plus surprenant est qu’il reste d’actualité dans ses moindres détails. Il s’agit donc d’une œuvre immortelle que l’auteur a léguée à l’humanité.

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