La lecture est avant tout un moyen d’évasion et de culture générale. On parvient à faire d’une pierre deux coups ou lier l’utile à l’agréable. Le livre est donc un outil d’éducation efficace et un tunnel qui mène à la lumière du savoir. Les formes classiques les mieux connues sont les romans et les pièces de théâtre. Progressivement, un nouveau genre s’est installé, plus attractif et moins ennuyeux. Il s’agit de la bande dessinée qui se définit comme une narration déclinée surtout en graphisme. Des images accompagnées de textes qui au départ étaient destinées à tenir en haleine un public très jeune. La Suisse en est d’ailleurs le berceau, par le savoir-faire d’un certain Rodolphe Töpffer qui sortit une bande dessinée en 1827. À l’instar de cet écrivain pédagogue, de nombreux autres s’y sont essayés. La Française Marion Montaigne fait partie de ces illustrateurs tout à fait particuliers qui ont élargi le monde de la bande dessinée vers des cibles plus âgées, de par les thèmes abordés. Son album intitulé « Dans la combi de Thomas Pesquet » et édité par DARGAUD, est révélateur du talent de la scénariste. C’est une œuvre scientifique teintée d’humour qui vaut la peine d’être lue. Nous vous exposons d’ailleurs 5 raisons d’en prendre connaissance.

Qui est Marion Montaigne ?

La native de Saint-Denis vit le jour le 8 avril 1980. Très tôt elle s’est éprise pour l’art et la culture. Cette passion l’a poussée à s’inscrire à l’École Supérieure des Arts et Industries graphiques (ESAIG). À la sortie de l’école Estienne, elle poursuit son rêve à l’école des Gobelins pour parfaire ses connaissances dans les métiers de l’image. Désormais spécialiste de la vulgarisation scientifique, l’illustratrice de « Dans la combi de Thomas Pesquet » a véritablement commencé son expérience professionnelle à partir de 2002 où elle participe entre autres à des publications en ligne avant d’entamer sa fabuleuse aventure avec le spationaute, Thomas Pesquet, à l’issue de laquelle elle publia en novembre 2017 cet album vendu à plus de 300 000 exemplaires et qui a aussi remporté le prix du public à Angoulême en 2018.

Historique du projet

En tant que spécialiste en vulgarisation scientifique, Marion Montaigne a toujours été passionnée des explorations spatiales. Elle a d’ailleurs traité nombre de thèmes ayant rapport à ce domaine avant de faire la connaissance du héros de l’album « Dans la combi de Thomas Pesquet »par l’entremise d’un attaché de presse du Centre national d’études spatiales (CNES). Les deux étaient tombés d’accord sur la nécessité de démystifier le métier d’astronaute. S’en suit alors une belle aventure entre l’auteure et l’astronaute.  Ce dernier l’autorise à le suivre depuis sa sélection au décollage de la mission spatiale. Les échanges ont également continué lors de la mission via les mails et le téléphone.

Thème abordé

Dans cette œuvre graphique, Marion Montaigne peint le portrait d’un astronaute. Avec un brin d’humour pour aiguiser le plaisir du lecteur, l’auteure fait irruption dans l’intimité du spationaute à travers le personnage de Thomas Pesquet. C’est peu dire que de parler d’intimité, car l’album livre tous les détails sur le héros : ses motivations, ses convictions, ses frayeurs, sa vie avec ses compagnons dans l’espace, brève, tout ce qu’il convient de connaître sur la mission « Proxima », nom de la mission spatiale dans laquelle s’était embarqué le héros de l’œuvre et qui prit fin en juin 2017. L’auteure est allée au-delà de la rédaction d’un simple documentaire. Les précisions qu’elle apporte tout au long de la narration en font carrément une œuvre scientifique particulièrement agréable à lire. Malgré tout le sérieux et l’importance du sujet abordé, la petite note de dérision était tout de même osée, même s’il faut avouer que ce cocktail a rendu l’œuvre plus originale.

Les avis des lecteurs

Les lecteurs ne tarissent pas d’éloges à propos de l’album de Marion Montaigne. Ils usent des superlatifs les plus improbables pour saluer le génie de l’auteure.

  • J’ai appris et j’ai ri

Ils sont nombreux à sortir cette expression à la lecture de l’album. Contents d’apprendre énormément sur un monde souvent élitiste, certains lecteurs ont confessé avoir apprécié le côté dérision de l’ouvrage. Tout ceci a permis aux non-initiés de mieux percer tout le mystère qui entoure les missions spatiales et l’état d’âme des astronautes à bord.

  • J’ai vécu une aventure passionnante

C’est l’impression de nombreux lecteurs. Le scénario en lui-même donne envie de lire l’ouvrage jusqu’à son terme. L’enchaînement des scènes donne l’impression d’être à bord de la navette avec les pilotes. Ils sont tous contents d’avoir pu assouvir toutes leurs petites curiosités à propos de la vie des astronautes.

  • C’est irrésistible

Nombre de lecteurs avouent n’avoir pas résisté à  cette œuvre à cause du génie de l’auteure à raconter des choses compliquées avec un style amusant. Contrairement aux médias qui ont relayé un tas d’informations sur Thomas Pesquet sans jamais arriver à faire comprendre l’essentiel sur lui, les férus avouent avoir craqué à la lecture de cette bande dessinée sur l’homme et sa vie.

Au-delà de ces avis favorables, de multiples motifs sont évoqués comme source de motivation à parcourir cette bande dessinée.

Des extraits très amusants

L’humour n’est pas ce qui manque dans cette œuvre. C’est d’ailleurs la marque déposée de Marion Montaigne. Elle raconte des anecdotes à vous faire éclater de rire. Le culte des Russes pour Youri Gagarine, le personnage de Buzz Aldrin, ou la formation subie par les Russes à Bochum sont entre autres, des points hilarants qu’on y retrouve. De petites histoires du genre ont été concoctées tout le long de ce presque roman pour le bonheur des lecteurs.

Une œuvre scientifique très accessible

« Dans la combi de Thomas Pesquet » est certes une bande dessinée, mais vu le sujet qu’elle traite, l’utilisation d’un jargon propre à l’univers des astronautes est nécessaire.  Presque comme un spécialiste de la Nasa, Marion Montaigne a abondamment cité des termes techniques. A priori cela pourrait décourager le lecteur lambda qui pourrait tout de suite abandonner la lecture. Mais très subtilement les dessins et les dialogues très explicites rendent le texte abordable pour tous.

Un style cinématographique

Vous aurez l’impression de suivre un film à la lecture de l’œuvre. Le style très imagé adopté par l’auteure plonge le lecteur dans le vif du sujet, comme s’il était aussi présent dans la navette. On y décrit les scènes dans leurs méandres les plus insoupçonnées.

Une belle découverte pour le lecteur

Sans être admis à la station spatiale internationale, l’auteur offre une belle visite guidée au lecteur. Il est informé des préparatifs avant le décollage de la mission, de la vie à la station et de la vie après la mission. Une incursion dans ce monde fermé qui permet au lecteur d’approfondir sa culture générale.

Un mythe déconstruit

L’œuvre est avant tout pédagogique et permet d’ôter le voile sur le métier d’astronaute. Tous les paradigmes construits autour de ce métier tombent de haut et laissent voir qu’un astronaute est un homme comme les autres. Les règles mathématiques et autres sont décryptées, le tout dans un divertissement à nul autre pareil.

Le métier d’astronaute

Un astronaute est un membre de l’équipage d’une navette spatiale.  Selon le pays, ce vocable change. Chez les Russes par exemple, on parle de cosmonaute. C’est un métier qui nécessite de bonnes prédispositions physiques et mentales. C’est une profession réservée, pour la plupart du temps, aux scientifiques. Ils ne sont d’ailleurs pas nombreux ceux qui ont eu le privilège de visiter l’espace.  Selon les statistiques, 500 personnes seulement ont voyagé dans l’espace, depuis près de 50 ans que la première mission a été mise en orbite.

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