Verte de Marie Desplechin et Magali Le Huche

Age : 9 – 12 ans
Éditeur :  Rue de Sèvres (2017)
80 pages

Note :

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À onze ans, la petite Verte ne montre toujours aucun talent pour la sorcellerie. Pire que cela, elle dit qu’elle veut être quelqu’un de normal et se marier. Elle semble aussi s’intéresser aux garçons de sa classe et ne cache pas son dégoût lorsqu’elle voit mijoter un brouet destiné à empoisonner le chien des voisins. Sa mère, Ursule, est consternée. C’est si important pour une sorcière de transmettre le métier à sa fille. En dernier ressort, elle décide de confier Verte une journée par semaine à sa grand-mère, Anastabotte, puisqu’elles ont l’air de si bien s’entendre. Dès la première séance, les résultats sont excellents. On peut même dire qu’ils dépassent les espérances d’Ursule. Un peu trop, peut-être.

Sorti en 1996, Verte est un roman jeunesse fréquemment lu en fin de primaire. Je me souviens moi-même l’avoir découvert à l’âge de 9-10 ans. Avec une certaine nostalgie, je me suis donc plongée dans la bande-dessinée adaptée du roman et j’ai renoué avec l’histoire et les jeunes personnages de cette lecture d’enfance. 

L’histoire est sympathique. Verte a du mal à affirmer sa personnalité et son identité face à une mère qui voudrait faire d’elle la parfaite sorcière. Confiée aux bons soins de sa grand-mère, elle va finalement trouver moyen de se servir de la sorcellerie pour répondre à une question des plus importantes pour elle : qui est son père ?

Cette bande-dessinée évolue dans une ambiance bon enfant et optimiste. Contrairement au roman d’origine, l’histoire est vue uniquement du point de vue de Verte. Le ton n’en est que plus sympathique et plein d’humour car Verte n’a pas son pareil pour critiquer les choix de sa mère ou évoquer ses petits tracas du quotidien. En moins de 80 pages, le scénario de Marie Desplechin aborde de nombreux thèmes à travers la voix de sa jeune héroïne : amitié, différence, relation mère-fille, quête du père… C’est parfois un peu idéaliste ( notamment l’identité du père) mais c’est tout de même très agréable à lire.

Bien sûr l’histoire de Verte a déjà fait ses preuves et connaît un beau succès depuis sa parution. L’adaptation BD se devait donc d’être à la hauteur et Magali Le Huche ne nous déçoit pas. Elle s’est totalement emparée de l’univers et a su donner à chacun des personnages une identité visuelle propre. Le trait est tout en rondeur et les couleurs pastels donnent à l’ensemble une vraie douceur.

En quelques mots :

Adaptation du roman jeunesse Verte, cette bande-dessinée reprend les principaux éléments du roman de Marie Desplechin du point de vue de sa jeune héroïne. Le scénario est sympathique, la lecture plein d’humour et les thèmes abordés nombreux ( relation mère-fille, identité, amitié, quête du père…). Magali Le Huche a su donner au roman Verte une identité visuelle propre. Son trait, tout en rondeur, et ses couleurs, pastels, donnent à l’ensemble une vraie douceur. 
Verte est donc une bande-dessinée qui se lit comme un prolongement bien agréable du roman d’origine.

Extraits :

A propos de Marie Desplechin et Magali Le Huche

Marie Desplechin est née à Roubaix en 1959. Elle a fait des études de lettres et de journalisme.
Dans ses romans pour la jeunesse, elle explore différentes veines littéraires, le roman historique avec Satin grenadine et Séraphine dont les thèmes principaux sont le XIXe et l’émancipation des femmes ; le roman à plusieurs voix où se côtoient fantastique et réalité contemporaine avec Verte et Pome ; les récits sur l’adolescence d’aujourd’hui dont notamment Le journal d’Aurore ; le fantastique et l’étrange avec Le monde de Joseph et Elie et Sam.
Pour les adultes, elle a publié un recueil de nouvelles, Trop sensibles, des romans, Sans moi, Dragons, La Vie sauve écrit avec Lydie Violet (prix Médicis 2005) et Danbé avec Aya Cissoko, entre autres.
Elle travaille régulièrement comme journaliste pour différents magazines et participe à l’écriture de scénarios de films. Elle vit à Paris.

Magali Le Huche est née en Région parisienne en 1979. Petite, elle s’inventait des histoires qui l’empêchaient souvent de dormir, alors elle s’est mise à dessiner pour pouvoir retrouver le sommeil ! Quelques années plus tard, l’envie de dessiner et d’inventer des histoires ne la quittant pas, elle part faire un petit séjour strasbourgeois aux Arts Décoratifs et suit l’atelier de Claude Lapointe. Magali est sortie de l’école en 2004. Elle travaille à présent pour l’édition et la presse jeunesse, cherchant toujours de nouveaux personnages et histoires à raconter !

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