La Tête sous l’eau d’Olivier Adam

Age : 12-15 ans /15 ans et +

Éditeur : Robert Laffont (2018)

220 pages

Note :

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Un soir, Léa, la soeur d’Antoine, a disparu. Personne ne sait si elle a fugué, été kidnappée, si elle est en vie ou si elle est morte. Cette absence est un poids difficile à supporter et qui pèse sur toute la famille. Antoine a du mal à vivre sans Léa et il est devenu plus solitaire, envahi par l’inquiétude et la tristesse. Un jour, Léa est retrouvée et c’est une nouvelle épreuve qui attend Antoine, ses parents mais aussi la jeune fille…

Olivier Adam, romancier reconnu et très apprécié est de retour avec un nouveau roman young-adult : La Tête sous l’eau. Il nous  offre un roman d’une grande sensibilité qui m’a évoqué son plus célèbre roman : Je vais bien, ne t’en fais pas.

La Tête sous l’eau c’est d’abord l’histoire d’une famille marquée par une absence : une fille, une sœur qui a un soir disparu sans laisser de traces. Fugue ? Kidnapping ? La police patine et les pistes manquent. Léa est-elle morte ou encore en vie ? la question hante Antoine, le narrateur, tout comme les souvenirs de cette période qui précède la disparition de Léa. Antoine remonte le fil des semaines et des jours, raconte les souvenirs, la vie de famille, avant et après la disparition. Les doutes, la peur, l’inquiétude aussi. Et puis un jour, la police appelle. Léa a été retrouvée. Mais dans quel état ? C’est une jeune fille broyée qui revient de l’enfer… Terrible.

On pourra reprocher très rapidement à Olivier Adam de construire son roman autour d’une thématique un peu galvaudé. Mais ce serait bien le seul reproche car pour le reste, La Tête sous l’eau est une lecture qui m’a énormément plu. Elle est touchante, sensible. Olivier Adam a su trouver le ton juste pour se mettre dans la peau de cet ado qui a dû faire face à la disparition, à l’absence de sa sœur et au retour de celle-ci, irrémédiablement transformée. Ce point de vue est très réussi.

Le sujet est aussi traité dans sa globalité et Olivier Adam nous plonge dans toutes les étapes que cette disparition et réapparition de Léa entraîne : désespoir de la famille, difficulté à avancer, culpabilité de l’oncle présent au moment de la disparition, enquête difficile à mener, retour compliqué de cette jeune fille au monde réel. L’histoire est crédible, montre bien la difficulté de se reconstruire et pour l’entourage de comprendre ce qui est arrivé à Léa. Ce que la jeune fille a vécu est tout simplement glaçant.

Enfin, l’écriture fine d’Olivier Adam, qui ne tombe jamais dans le mélodramatique mais au contraire met plutôt en lumière l’optimisme de son héros, donne à cette lecture toute sa force. Jusqu’au bout on est pris par les mots de l’auteur, l’histoire de ses personnages et lorsqu’on achève cette lecture malgré tout pleine d’espoir, on veut croire en un avenir meilleur pour Léa et les autres membres de sa famille.

En quelques mots :

Premier roman young-adult pour Olivier Adam et une réussite totale. On est touché par cette lecture qui met en scène un adolescent confronté à la disparition puis réapparition de sa grande-soeur, irrémédiablement transformée. Portée par une écriture fine et sensible, La Tête sous l’eau, est une lecture qui tire sa force de ce ton plein de justesse. Olivier Adam fait passer beaucoup d’émotions et son histoire nous touche. Rien n’est oublié, le thème, difficile, est traité dans toute sa globalité. Jusqu’au bout on est pris par les mots de l’auteur, l’histoire des personnages. 

A propos d’Olivier Adam

Né en 1974, Olivier Adam est l’auteur de nombreux livres parmi lesquels Je vais bien, ne t’en fais pas (Le Dilettante, 2000) et, aux éditions de L’Olivier, Passer l’hiver (Goncourt de la nouvelle 2004), FalaisesÀ l’abri de rien (prix France Télévisions 2007 et prix Jean-Amila-Meckert 2008), Des vents contraires (prix RLT/Lire 2009) et Le Cœur régulier. Il a publié aux éditions Flammarion Les Lisières, (2012), Peine perdue (2014), La Renverse (2016) et Chanson de la ville silencieuse (2018). Il est également auteur de romans pour la jeunesse : On ira voir la mer (L’École des loisirs, 2002), La Messe anniversaire (2003), Sous la pluie (2004), Comme les doigts de la main (2005), Ni vu ni connu (2009) et Personne ne bouge (2011).
Plusieurs de ses livres ont été adaptés au cinéma, dont son premier roman, Je vais bien ne t’en fais pas, qui sera primé aux Césars en 2007, Poids léger et Des vents contraires. Scénariste, il a participé à l’écriture du film Welcome.

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