Replica de Lauren Oliver

Age : 12-15 ans
Éditeur : Hachette jeunesse (2017)
480 pages

Note :

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Gemma, 16 ans, est une adolescente surprotégée par ses parents à cause d’une santé fragile. Quand elle découvre que le nom de son père est associé au mystérieux institut Haven, qui d’après la rumeur abriterait des expériences scientifiques monstrueuses, Gemma décide de quitter le sanctuaire qu’elle a toujours connu et de se rendre sur l’île d’Haven pour découvrir ce qu’il s’y passe réellement…
Lyra – ou numéro 24 – n’est pas humaine, c’est une replica, une clone. Pour elle, le monde se limite à Haven, aux savants et infirmières qui s’occupent d’elle. Le jour où l’île devient le théâtre d’une terrible explosion, Lyra s’échappe. À l’extérieur des murs de l’Institut, elle découvre un monde qu’elle n’avait jamais soupçonné et rencontre Gemma…

Le nouveau roman de Lauren Oliver, Replica, repose sur une mise en page inattendue. Plutôt que d’alterner le point de vue de Gemma et Lyra dans une mise en forme assez traditionnelle (un chapitre l’une, un chapitre l’autre), l’auteur a prit le parti d’écrire un double roman. Côté pile, l’histoire de Gemma, côté face, celle de Lyra. Pour le lecteur, c’est la possibilité de commencer par l’une ou par l’autre héroïne, d’alterner ou non le point de vue. Un concept qui évoque la série U4 et qui est intéressant même si on pouvait craindre des redondances. Un écueil que Lauren Oliver a su d’ailleurs très vite écarter puisque ses deux héroïnes se rencontrent certes dans quelques chapitres, mais elles sont aussi souvent en train de vivre des aventures bien différentes…

Replica est un roman qui m’a d’abord intéressé pour son thème. Promesse d’une histoire oscillant entre suspens et science-fiction, j’ai d’abord eu envie de le découvrir pour cette raison afin de me plonger dans les mystères de l’institut Haven. A l’image de Gemma qui mène l’enquête avec Jake et Pete, je me demandais ce qu’il se passait là-bas et surtout quels étaient les objectifs du docteur Saperstein, qui dirige Haven.

Lauren Oliver excelle quand il s’agit de mettre en scène tout la complexité de la psychologie de ses personnages. Elle a en effet su rendre Gemma et Lyra intéressantes, à défaut d’être toujours très attachantes. Les histoires personnelles de l’une et de l’autre sont intrigantes car toutes les deux, pour des raisons différentes, ont été « prisonnières » de leur petit univers. Gemma parce que surprotégée par ses parents, Lyra parce qu’elle ne connaît du monde que l’institut Haven.

Replica est aussi un thriller SF qui réussit très bien à soulever chez le lecteur de multiples interrogations. J’ai commencé ma lecture par la partie de Gemma et j’ai donc rapidement été tenue en haleine par l’enquête qu’elle décide de mener. Cependant à mesure que j’avançais dans la lecture de cette partie, j’ai été de plus en plus dérangée. En effet, la fin de son histoire approchait et j’avais le sentiment que Lauren Oliver allait nous laisser un peu sur notre fin… Un doute qui s’est malheureusement confirmé. Je trouve que le roman s’arrête bien trop brutalement. Même si la partie de Lyra offre un nouvel éclairage, elle s’arrête aussi très (trop) vite et nous laisse sur un final en demi-teinte.

De fait, j’ai sur Replica un avis plutôt mitigé. Le thème est bon, les héroïnes sont intéressantes, le sujet est intriguant, la forme est atypique mais finalement même en 480 pages on a l’impression que c’est trop court. La faute peut-être à des débuts (de part et d’autre) trop lents et à l’impression persistante que l’auteur ne savait pas comment conclure…

En quelques mots :

Un triller SF au format original. Lyra et Gemma, les deux héroïnes, racontent tour à tour leur histoire et leur vision du mystérieux institut Haven. Un thème intriguant qui navigue autour du clonage humain et pose de multiples interrogations. L’enquête nous interpelle tandis que Lauren Oliver insiste sur la complexité de la personnalité de ses deux héroïnes. Le lecteur se laisse porter par l’histoire et la plume fluide de Lauren Oliver mais reste tout de même un peu sur sa fin, trop brutale, trop rapide et malheureusement loin d’apporter une conclusion nette et satisfaisante au roman et aux multiples portes ouvertes au fil de la lecture…

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