Power Club, T3 : Un rêve indestructible d’Alain Gagnol

Age : 12 – 15 ans
Éditeur : Syros (2018)

580 pages

Note :

Acheter en ligne :

amazon 

Du haut de ses 19 ans, Anna a déjà sauvé le monde, mais elle a vécu le pire. Qui irait imaginer que la personne la plus puissante sur Terre souffre de stress post-traumatique ? Alors qu’elle est au centre de l’attention, Anna est la seule à voir venir une menace plus grande encore : le sénateur Wallace, qui a promis de créer une armée de soldats surhumains, est sur le point d’être élu président des États-Unis. Malgré sa fragilité, Anna est aussi la seule capable de l’arrêter. 

Suite et fin pour la trilogie Power Club. L’histoire se passe quelques mois après la fin du tome 2 et prend une dimension beaucoup plus politique. En effet, alors que les deux tomes précédents nous racontaient comment le projet « Power Club » avait tourné au fiasco, dans ce troisième tome il y a toute une réflexion sur ce qu’implique la présence la technologie des boosters. Le député Wallace, personnage secondaire des deux premiers Power Club,  est cette fois au coeur de l’intrigue puisqu’il brigue la présidence des Etats-Unis et est décidé à équiper de boosters des soldats pour faire régner sa vision de la paix…Une situation qui va conduire Anna à sortir de l’ombre, d’autant plus que Wallace est bien décidé à nuire à l’image de la jeune fille et à en faire une faire rien de moins qu’une terroriste ! Anna devra montrer qu’elle n’est pas un danger pour la société à l’heure où son ancien ennemi attise les peurs.

On retrouve les atouts des deux précédents volets de la trilogie Power Club : des scènes d’actions nombreuses et époustouflantes, de l’humour, une intrigue dense, passionnante et maîtrisée de bout en bout mais surtout beaucoup beaucoup de rebondissements. L’histoire « enchaîne » et les 500 pages de cet ultime opus glissent sous nos doigts. Un final intense et explosif, à la hauteur de nos attentes donc, avec une belle évolution de l’intrigue depuis le premier tome grâce à ce choix d’aborder la question de la manipulation politicienne ainsi que les dérives des découvertes scientifiques lorsque les enjeux politiques et financiers essaient de prendre le contrôle de celles-ci.

On apprécie toujours la simplicité d’Anna quand bien même son histoire est extraordinaire et les aventures qu’elle vit très lourdes à porter. Entre ses 17 ans du premier tome, et ses 19 ans de ce dernier volume, Anna a évolué et changé. Elle a vécu des situations qui l’ont marquée et sa transformation est non seulement physique mais aussi psychique. Dans ce troisième tome, on découvre une jeune fille invincible mais qui doit aussi composer avec ses traumatismes. Elle en est d’autant plus touchante et attachante. Sa personnalité m’aura conquise à l’image du public qu’elle va devoir reconquérir pour faire taire les médisances de Wallace.

En quelques mots :

Le final explosif d’une des meilleurs trilogies de ces dernières années. Alain Gagnol a su faire évoluer son personnage et son histoire tout au long des trois tomes de Power Club. Ce dernier opus se charge d’une dimension plus politique avec une réflexion intéressante sur la manipulation politicienne ainsi que les dérives des découvertes scientifiques lorsque les enjeux politiques et financiers essaient de prendre le contrôle de celles-ci.
On retrouve aussi les atouts des deux premiers tomes :  des scènes d’actions intenses et époustouflantes, de l’humour, des rebondissements, une intrigue dense, passionnante et maîtrisée de bout en bout. 
Quant à Anna, on apprécie toujours sa simplicité, son caractère. Ce troisième tome met en exergue sa fragilité psychologique en regard de son invincibilité physique, accentuant son humanité face à un ennemi de plus en plus terrifiant au fil des pages.

A propos d’Alain Gagnol

Alain Gagnol, né le 13 mai 1967 à Roanne, est auteur, scénariste et réalisateur de films d’animation. Il a étudié la bande dessinée à l’école Émile-Cohl, à Lyon, et réalisé, en collaboration avec Jean-Loup Felicioli, une quinzaine de courts métrages et deux films pour le cinéma : Une vie de chat (2010), nommé pour le meilleur film d’animation aux César 2011 et aux Oscars 2012, et Phantom Boy (2015). Il a publié des romans à l’ambiance plutôt noire, notamment à la Série Noire, chez Gallimard.

Lien pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.