La petite romancière, la star et l’assassin de Caroline Solé

Age : 15 ans et +
Éditeur : Albin Michel jeunesse : Litt’  (2017)
170 pages

Note : 3 Stars

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Le corps d’un enfant a été déterré. Trois personnes sont interrogées par la police : Cheyenne, une adolescente dépressive qui a tout vu depuis sa fenêtre, Tristan, un  jeune assistant qui se rêve cinéaste et semble le coupable idéal, et enfin une jeune actrice qui a du mal à gérer sa notoriété. Tous les trois livrent leur témoignage et révèlent sur leur quotidien, des sentiments insoupçonnés.

Derrière le long titre du nouveau roman de Caroline Solé, se cache une histoire qui n’est pas s’en rappeler l’atmosphère hitchcockienne du film Fenêtre sur cour. Il faut dire que l’histoire commence un peu de la même manière. Ainsi, Cheyenne, adolescente dépressive, a pour projet de se suicider alors que sa famille est partie en vacances. Mais avant de passer à l’acte, hésitante, elle passe beaucoup de temps à observer la maison d’à côté, prétendument achetée par une jeune actrice de renom qu’elle n’a pourtant jamais vu. Un soir, lors d’une séance d’observation, c’est un jeune adulte, Tristan, qu’elle aperçoit et ce dernier est en train d’enterrer un corps… La situation fixée, il faut ensuite remonter le fil, lire les témoignages, comparer les points de vue pour comprendre comment les destins de Cheyenne, Tristan et de l’actrice se sont croisés et quelle est la vérité derrière les apparences…

La petite romancière, la star est l’assassin se construit autour de trois monologues correspondant à l’interrogatoire de chaque protagoniste. Chacun explique comment il a fait pour être mêlé au lieu du « crime » et raconte surtout son quotidien avant, pendant et après. Au fil des paroles, Caroline Solé dresse trois portraits. D’abord Cheyenne, l’adolescente dépressive, solitaire, suicidaire, qui porte sur son quotidien un regard à la fois désabusé et caustique. Caroline Solé parvient avec justesse à dépeindre le mal être de cette héroïne mais elle est aussi douée pour évoquer la marginalité de Tristan, ce jeune adulte qui se rêve cinéaste, ou les affres de la célébrité et la solitude malgré le succès, que ressent la jeune actrice. De fait, le thriller se révèle être plus un roman sur le rapport les uns avec les autres et sur le regard des autres.

Différent de La Pyramide des besoins humains, même si on y retrouve les thèmes de la marginalité, du poids des apparences et un style frappant, La petite romancière, la star et l’assassin, est un huis clos fascinant. Dans cette salle d’interrogatoire, où chacun parle sans s’arrêter, la tension monte, nous emmène sur de fausses pistes et nous tient en haleine. On cherche à comprendre ce qui a pu se produire.

Cependant, à titre personnel, même si j’ai aimé les thèmes du roman et ai été intriguée par l’histoire, j’ai eu du mal à entrer dans La petite romancière, la star et l’assassin. Même s’ils sont intéressants, les personnages n’ont pas réussi à susciter chez moi une forme d’attachement. De fait, leur histoire ne m’a pas autant touchée que prévue et j’ai toujours gardé de la distance avec les personnages. Enfin, je m’attendais au début de ma lecture, à un roman qui soit davantage de l’ordre du thriller, avec une véritable enquête, or, ce n’est pas vraiment le cas…

En quelques mots :

Un roman qui se déroule dans l’atmosphère hitchcockienne du film Fenêtre sur cour. Caroline Solé, à travers l’interrogatoire de trois personnes liées à la découverte d’un cadavre d’un enfant, nous dresse le portrait de trois ados ou jeunes adultes marginaux ou perdus dans le rôle qu’on veut leur faire endosser. Caroline Solé est douée pour dépeindre avec justesse le mal être de Cheyenne, ado dépressive et suicidaire, la marginalité de Tristan et les affres de la célébrité et la solitude que ressent la jeune actrice. Un livre qui se présente comme un thriller mais est surtout un roman sur nos rapport à l’autre et avec les autres. Le huis clos fait monter la tension.
Une ambiance qui peut plaire mais qui pour ma part ne m’a pas totalement charmée. J’ai eu du mal à m’attacher aux personnages et à m’intéresser à leur histoire. Je n’ai pas réussi à me plonger dans leur univers. Enfin, je m’attendais à un roman qui soit davantage de l’ordre du thriller, avec une véritable enquête, mais ce n’est pas le cas dans ce texte. Original donc, mais à lire en connaissance de cause.

Vidéo de présentation :

A propos de Caroline Solé
Caroline Solé est l’auteure d’un premier roman très remarqué, paru à l’Ecole des loisirs en 2015 : La pyramide des besoins humains. Il a remporté deux prix (Les escales littéraires d’Auvergne et Enlivrez-vous à Thionville) et a fait l’objet d’une trentaine de sélections depuis sa publication..http://carolinesole.com/

 

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