Niourk de Stefan Wul

niourkAge : 12 – 15 ans
Éditeur : Castelmore : collection Dyslexie  (1957, 2013, 2016)
330 pages

Note :

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Les hommes ont régressé à un stade primitif depuis qu’une catastrophe nucléaire a bouleversé la planète. La survie s’est organisée au coeur de tribus. Dans l’une d’elle vit un enfant noir, rejeté par les siens à cause de sa différence. Lorsque l’enfant est condamné à mort par leur chef, il se met alors en route vers Niourk, la ville des dieux, en quête de nourriture. Mais dans cette métropole abandonnée ne subsistent que ruine, radiations et machines étranges…

Stefan Wul est un auteur incontournable de la littérature SF. Son roman Niourk est le deuxième livre qu’il a publié sur onze et il s’est rapidement imposé comme une lecture recommandée dans les programmes scolaires car le texte est emblématique du genre et accessible à un public adolescent malgré quelques passages crus . Dans Niourk, la science-fiction se combine au roman d’aventure. On découvre ainsi une planète Terre transformée par une catastrophe nucléaire et dont les survivants vivent en tribus nomades. Les hommes ont régressé, leurs connaissances se sont appauvris, leur langage et leur mode de vie est sommaire. Ils nous rappellent les hommes préhistoriques. Stefan Wul consacre une partie de son roman à nous montrer le caractère très primitif de leur existence tandis qu’en parallèle nous suivons le parcours de Niourk, un enfant à la peau noir qui, mis à l’écart de sa tribu en raison de sa peau colorée, voit son sort basculer quand il découvre sur la montagne Santiag la dépouille du Vieux, chef spirituel de la tribu.

Ma lecture de Niourk fut un peu déroutante. La première partie du roman nous entraîne dans un monde futur cru et d’une grande violence où Stefan Wul ne ménage pas son lecteur pour démontrer la barbarie des tribus. On n’est pas vraiment sûr alors d’être en train de lire de la science-fiction mais plutôt La guerre du feu… Puis petit à petit, subrepticement, le glissement s’opère dés lors que l’enfant noir pénètre dans Niourk et qu’on découvre un nouveau visage de l’humanité ainsi que ses nouvelles capacités.

J’ai apprécié cette lecture de Niourk mais sans plus. L’imagination de Stefan Wul m’a impressionnée tout comme son écriture très descriptive m’a scotchée mais l’histoire en elle-même ne m’a pas beaucoup intéressée.  Le roman n’est pas très long et riche de nombreuses scènes d’action. Il se divise en cinq parties. Les deux dernières m’ont le plus intriguée alors que le début avec la tribu m’a paru un peu long. Mais même ces deux dernières parties ont un goût étrange avec leur portée très philosophique et la réflexion sur la connaissance, le savoir et la capacité de l’homme à survivre malgré tout. Surtout que l’histoire prend un tournant très inattendu et surprenant qui me laisse un peu perplexe même si c’est aussi ce que j’ai préféré dans Niourk…Paradoxal…

Niourk est intéressant à lire et surtout à étudier car outre le fait que se soit un classique de la littérature SF ( écrit en plus par un français), il aborde des thèmes encore prégnant : l’évolution de l’humanité, le racisme, la religion, l’écologie, le progrès scientifique,…la lecture nous amène à nous poser beaucoup de questions et à réfléchir. Je suis donc contente d’avoir pu découvrir ce classique et de savoir un peu de quoi il en retourne lorsqu’on m’évoque Stefan Wul et Niourk mais j’ai plus eu l’impression de lire ce roman pour enrichir ma culture générale de la littérature SF ( c’est un incontournable encore une fois ) que de le lire pour le plaisir. Un peu dommage peut-être.

En quelques mots

Niourk est un classique de la littérature SF que l’on doit à un auteur français. Curieuse de découvrir ce texte très étudié dans les classes, je me suis donc attelée à sa lecture. J’ai donc découvert le monde futuriste très pessimiste imaginé par Stefan Wul. En effet, suite à une catastrophe nucléaire, les hommes vivent en tribus et leur existence nomade et barbare nous rappelle la vie préhistorique. Au sein d’une de ces tribus vit un enfant noir, rejeté de tous, qui va parvenir à s’affranchir et s’élever au dessus des autres à la suite d’un voyage initiatique étrange qui le mènera jusqu’à la ville de Niourk.
Niourk m’a bluffée du point de vue de l’imagination de l’auteur ainsi que de son écriture, très descriptive. Mais l’histoire en elle-même ne m’a pas beaucoup intéressée. L’ensemble m’a même laissé plus d’une fois perplexe. Néanmoins je comprends qu’il soit étudié dans les classes car outre le fait qu’il soit un livre emblématique du genre SF, il aborde aussi des thèmes essentiels : l’évolution de l’humanité, le racisme, la religion, l’écologie, le progrès scientifique,…c’est une lecture qui fait réfléchir. Un roman que j’ai plus lu pour enrichir ma culture générale et non pour le plaisir mais dont je ne nie pas la qualité littéraire.

A propos de Stefan Wul

À l’origine était Pierre Pairault. Né en 1922 à Paris, il met de côté ses ambitions littéraires le temps de devenir chirurgien-dentiste et de s’installer en Normandie. Mais en 1956, Stefan Wul apparaît. Le temps de onze romans parus dans la mythique collection Anticipation chez Fleuve Noir, Wul s’impose comme un météore qui va illuminer le ciel de la science-fiction française pour les décennies à venir. Niourk, Oms en série (adapté au cinéma par René Laloux sous le titre La Planète sauvage), L’Orphelin de Perdide (lui aussi adapté sur grand écran sous le titre Les Maîtres du temps, avec le trait cette fois de Moebius), et enfin Noô, paru en 1977, sont ses oeuvres emblématiques. De nombreux écrivains et dessinateur se réclament aujourd’hui de son influence. Pairault s’est éteint en 2003. Reste Stefan Wul.

 

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2 Commentaires

  1. Ping :Niourk de Stefan Wul – Festival des Epichronies…quand la fiction étale sa science

  2. J’ai lu Niourk quand j’étais adolescente (il y a longtemps, donc). Je ne garde pas un souvenir précis de l’histoire, mais je me souviens parfaitement que ce roman m’a emporté et aujourd’hui encore je sais que j’ai aimé le lire.

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