My Hero Academia de Kohei Horikoshi

Age : 12 – 15 ans
Éditeur : Ki-oon (depuis 2016)
250 pages

Note :

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Depuis plusieurs décennies, le genre humain s’est transformé. A 80% la population possède un super-pouvoir, appelé alter. Dès lors les héros et les supers-vilains sont nombreux ! Le jeune Izuku Midoriya est un fan absolu de tous ces supers-héros de légende et il rêve d’entrer à  la Hero Academia, le lycée qui forme les héros. Malheureusement, Izuku fait partie des 20% qui n’ont aucun pouvoir. Jusqu’au jour où le plus célèbre d’entre eux, All Might, décide de lui léguer le sien !

Je lis très peu de mangas ( même si je m’y mets lentement ) et je suis encore plus difficile à convaincre lorsqu’il s’agit de lire des shonen car je trouve souvent que les histoires se résument souvent à une succession de « bastons » tandis que la mise en page est plus difficile à lire que les shôjos. Mais quand on est professeur-documentaliste, il faut lire de tout, et en particulier quand se sont vos élèves qui vous recommandent un titre. A force d’insister j’ai « cédé » et voila comment j’ai décidé d’acheter (pour le CDI) puis de lire les deux premiers tomes de My Hero Academia ( je précise que j’avais aussi des collègues, plus avertis que moi, qui me le conseillait).

Je dois reconnaître que ces deux premiers volumes de My Hero Academia m’ont plutôt emballée. Certes ont est dans le shonen classique et je n’ai donc pas échappé aux « topos » du genre : multiples scènes de combats, mise en page tortueuse, visages aux expressions exagérées, grosses explosions et style de dessin aussi dynamique qu’un poil agressif.

Mais j’ai aussi trouvé que My Hero Academia développait des valeurs intéressantes  comme le courage, la ténacité, la loyauté et l’altruisme, à travers le parcours de son jeune personnage principal. En effet, si Izuku fait partie des 20% de la population dépourvue de tout pouvoir, on va découvrir au fil des chapitres qu’il a bien l’étoffe d’un héros. Ainsi Izuku n’hésitera pas à se mettre en danger pour sauver les autres, à s’accrocher  pour atteindre son rêve et à travailler pour être à la hauteur de la mission qu’All Might lui a confié : le succéder.

Le lecteur comprendra aussi dans cette lecture que le véritable héros ne se contente pas d’avoir un pouvoir, il le met au service des autres. Comme le dit All Might lui-même à Izuku : « Il y a une différence fondamentale entre ce qu’on reçoit par chance et ce dont on hérite parce qu’on en a été jugé digne ». Voila qui résume bien toute la « philosophie » de My Hero Academia. 

En quelques mots :

Un shonen classique dans sa construction et dans son contenu ( multiples combats entre super-héros/super-vilains, mise en page complexe, visages aux expressions exagérées, style dynamique) mais qui véhicule aussi des valeurs intéressantes. Dans My Héro Academia, le jeune Izuku va ainsi devoir faire preuve de courage, persévérance et ténacité pour se montrer digne d’un pouvoir reçu du plus grand super-héros : All Might. Au travers les multiples péripéties et au fil des combats qui émaillent le manga, Izuku éprouve ainsi sa valeur et comprend que le véritable héroïsme réside non dans la puissance de son pouvoir, mais plutôt ce qu’il en fait. Un manga parfait pour les lecteurs avides d’histoire dynamiques, mouvementées et amateurs de comics.

A propos de Kohei Horikoshi

Kohei Horikoshi est un mangaka japonais né en 1986. Il est diplômé de l’Université de Nagoya des Arts et originaire de la préfecture d’Aichi. Il a publié plusieurs séries de mangas dont les plus connues sont Crazy Zoo et My Hero Academia.

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