En vingt quatre heures, Musine a eu
le temps de voir son existence complètement vaciller.
Elle apprend d'abord qu'elle est une clé, une personne
capable de passer d'un monde à l'autre. Mais l'Illusionniste
rêve de la posséder, pour finir de compléter
sa collection et enfin régner sur l'Aegyre. Pour
cela, il kidnappe son père, Paul.
Dés lors, soumise à l'ultimatum de l'infâme,
elle n'a qu'une journée pour retrouver et sauver
son père prit au piège par les charmes de
Belladone. Sur sa route, semée de dangers, elle
fera la connaissance aussi bien d'alliés que d'ennemis.
Et surtout elle en apprendra plus sur elle, sa mère
et son père.
Schéma habituel du roman fantastique, le livre
et l'intrigue se démarquent pourtant en de nombreux
points.
Le personnage représentant le mal est peu commun
puisqu'il n'hésite pas à inviter Musine
et ses amis pour poser son ultimatum, sans pour autant
s'en prendre à elle. Ce qui est pas très
courant dans le genre !
L'écriture est à la portée de tous,
l'histoire l'est tout autant et très mouvementée.
Johan Heliot, réalise une prouesse par toujours
évidente dans le genre Fantastique : il ne se perd
pas dans les longues descriptions et entame dés
le départ, le récit avec de l'action qui
jamais ne s'assagie. Riche donc en aventure auxquels s'ajoutent
des touches d'humour.
On s'attache facilement aux personnages, même
si on a du mal à se les représenter ( peut-être
aurait-il fallut là, passer un peu de temps sur
leurs physionnomies) et ce n'est pas forcément
les plus présents qui nous interessent le plus
( par exemple, j'apprécie beaucoup Errance et Roc).
On a d'ailleurs du mal à les quitter lorsque l'on
arrive à la fin de Les vagabonds de l'Entremonde.
Une fin, laissant supposer une suite. Se serait avec un
réel plaisir, je pense, que les ados retrouveraient
Musine, Kelb, Roc, Paul ...
Un roman pour les mordus d'aventures imaginaires, pleines
de surprises et de rebondissements.
Les avis des internautes sur
ce livre :
A propos de
Johan Heliot
Enfant du Doubs, l'auteur est né en 1970 à
Besançon, a grandi à Baume-les-Dames, a
étudié l'histoire à Besançon
au début des années 90, a adopté
en 1992 un berger de Beauce ou bas-rouge, baptisé
Heliot, qui lui fournira une partie de son futur pseudo
d'auteur, s'est marié au milieu des années
90 avec Johanna qui lui fournira l'autre partie de son
pseudo, a enseigné l'histoire et les lettres dans
un collège de Lure (Haute-Saône) pendant
5 ans, avant de s'exiler pour la Champagne de 2002 à
2004 et d'arriver enfin dans les Vosges, à Remiremont
exactement.
Après avoir fait ses premières armes dans
des fanzines comme " La Geste ", Johan Heliot
publie ses premières nouvelles professionnelles
en 1999. Son premier roman, La Lune seul le sait (2000,
réédité en Folio SF) connaît
un grand succès public et critique et obtient le
prix Rosny Aîné. Depuis, romans et nouvelles
s'enchaînent : une dizaine de romans (dont Faerie
Hackers, 2003 et La Harpe des étoiles, 2003) et
une quarantaine de nouvelles.
Dès 2002, Johan Heliot se met en disponibilité
de l'Education Nationale pour se consacrer à l'écriture.