Oscar Pock se retrouve à la
pension Karlipah à cause de Bouche d'Egout le coach
de sa mère qui le considère comme un adolescent
sournois et rebelle. Rebelle ? Oscar ne l'est pas vraiment
alors pour échapper à la méchanceté
du personnel il se réfugie dans la bibliothèque
de la pension et découvre un livre qui lui ouvre
les portes de la liberté en lui révélant
les richesses de cette région ( Karlipah est situé
dans les Pyrénées). L'adolescent a aura
par la même occasion la volonté de sauver
un ourson dont la mère a été tuée
par des chasseurs et donc, voué à une mort
certaine.
Pour son premier ouvrage dans le secteur jeunesse, Christian
Laborde a choisi un sujet qui évoluera avec la
nature. Son héros est animé par deux qualités
: le courage et la droiture. Avec Pension Karlipah,
Christian Laborde nous offre une fenêtre sur la
nature et les Pyrénées.
L'histoire est claire et bien que sans un nombre considérables
d'actions, passionnante et interessante. Sans nous donner
une vision idéale de l'adolescent, l'auteur fait
de son personnage un héros au grand coeur qui lutte
pour une cause juste, comme les jeunes savent le faire.
Ici, donc, la protection d'un ourson. Un héros
proche de ses lecteurs qui pourront se retrouver en lui.
L'écriture en elle même est assez relevée
par rapport à certains romans jeunesse. Dans Pension
Karlipah, pas question de faire passer les échanges
entre adolescents pour une succession de mots et de phrases
incorrects et surtout sans réel intêret pour
la narration. Quelques passages seront même très
beau...mais je vous les laisse découvrir vous même
car "des goûts et des couleurs..." : chacun
aura son avis !
Un véritable plaisir de lecture.
Les avis des internautes sur
ce livre :
A propos de
Christian Laborde
Christian Laborde est né dans les Hautes-Pyrénées
en 1955, à quelques kilomètres du
col du Tourmalet. En 1985, Christian Laborde reçoit
le Grand Prix de Littérature Musicale de
lAcadémie Charles Cros , Lhomme
aux semelles de swing, une biographie imaginaire
de son ami Claude Nougaro. L'Os de Dionysos
qu'il publie en 1987 va défrayer la chronique.
Hymne à la beauté de Laure d'Astarac,
satire virulente et burlesque de l'Education Nationale,
ce roman est immédiatement censuré.
Une réedition sacrera Christian Laborde comme
l'héritier du surréalisme. Plusieurs
ouvrages et prix suivront...