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Léviathan de Scott Westerfeld
Pour les 13 ans et +, 440 pages, Pocket Jeunesse.
Dans un monde alternatif, à l'époque
de la Première guerre mondiale et dans un contexte semblable,
Akek, fils de l'archiduc d'Autriche-Hongrie doit fuir les Allemands
qui veulent sa mort. Au même moment, Deryn Sharp, devenue Dylan,
passe l'examen d'entrée dans l'Air Service. Embarquée
à bord du Leviathan, Deryn est bientôt victime avec tout
le reste de l'équipage d'une attaque aérienne Allemande
qui les fait échouer sur un sommet perdu des Alpes. C'est là
que les destins de Deryn et d'Alek se rencontrent.
La nouvelle série de Scott westerfeld s'inscrit dans un genre en pleine
croissance, l'uchronie. Si vous ne connaissez pas le principe, il
est très simple : il s'agit de réécrire l'Histoire
en modifiant certains événements ou certaines réalités
du passé.
Le monde de Léviathan est inscrit dans le contexte
de la Première guerre mondiale et reprend les événements
au profit de la construction d'une histoire parrallèle mettant
en scène Dylan et Alek. La principale modification de ce monde
est d'ordre technique. En effet, Scott Westerfeld désigne les
Anglais, les Français et les Russes comme étant des
Darwinistes. Ils sont opposés aux Allemands, Austro-Hongrois
et Ottomans qui sont des Clankers.
Les Darwinistes ont construit des machines mêlées à
des gènes animaliers alors que les Clankers ont de puissantes
machines entièrement mécanisées. Voilà
pour une présentation un peu rapide du monde de Léviathan.
Dans ce contexte, Dylan est une Darwiniste et le Léviathan
une machine-animale, alors qu'Alek est un Clanker.
Ainsi le monde de Scott Westerfeld fait triompher les machines et
je n'ai pas pu m'empêcher de penser à une uchronie sortie
à peu près au même moment : Voraces
d'Oisin McGann.
Pour en revenir à la série elle même, je l'ai
trouvé très prometteuse et bien documentée, alliant
parfaitement l'Histoire et la fiction pour créer un monde crédible,
dans lequel on trouve tout de suite ses marques. On accroche facilement
aux deux personnages principaux, qui évoluent dans des chapitres
parrallèles, que l'on suit au fur et à mesure.
La construction du récit est bien agencée, Scott Westerfeld
va de l'un à l'autre de ses personnages tous les deux chapitres.
Non seulement cela permet de donner une dynamique au texte mais en
plus le lecteur est sans cesse invité à participer à
de nouveaux événements. Le début de Léviathan
m'a tout de même paru long à s'installer, même
si les actions sont là. Seulement j'attendais avec impatience
la rencontre entre Deryn et Alek.
Une fois que c'est fait, le roman s'accélère encore
un peu et dés lors les pages filent entre nos doigts, sans
que l'on s'aperçoive que l'on est arrivé au bout de
ce beau pavé. Je dis beau pas seulement pour le texte, mais
plutôt par référence d'abord à la couverture
légerement en relief, en rouge, dorée et argentée
et également par rapport aux nombreuses illustrations de l'ouvrage.
Elles ont été réalisées par Keith Thompson
et donne au récit un autre éclairage, permettant au
lecteur d'avoir une idée des personnages et du monde créé,
en plus d'éclairer les temps forts de Léviathan.
Scott Westerfeld avec Léviathan assure une lecture
plaisante et agréable, qui n'ennuie pas et qui captive le lecteur
au fil des chapitres.
A propos de Scott Westerfeld
Scott Westerfeld est né le 5 Mai 1963 au Texas et passe beaucoup
de temps à New-York et Sydney. Il a deux soeurs et plus âgées
et est mariée mais n'a aucun enfants. C'est un écrivain
de science-fiction et il a écrit plusieurs romans pour adultes
et pour la jeunesse dont Uglies et
Midnighters.
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