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Gone de Michael Grant
Pour les 13 ans et +, 590 pages, Pocket
jeunesse.
En plein cours d'Histoire, le professeur de Sam
disparaît sous les yeux incrédules des élèves.
Bientôt, les enfants s'apperçoivent qu'ils sont livrés
à eux-mêmes : toutes les personnes de plus de quinze
ans se sont évaporées tandis qu'un immense mur de
verre entoure la ville de Perdido Beach, les coupant du reste du
monde. Cet étrange événement s'accompagne de
l'apparition chez les enfants de pouvoirs plus ou moins dangereux,
mal maîtrisés,... et de mutations chez les animaux...
Tandis qu'ils doivent apprendre à vivre sans les adultes
et éviter les pièges des gangs qui se forment, Sam
et ses amis Quinn, Astrid et Edilio tente de comprendre cet étrange
phénomène...
Gone est le premier volume d'une série qui en comprendra
apparemment six. Ecrit par Michael Grant dans un style assez simple,
le roman est ponctué de dialogues, de suspense et d'actions
qui entretiennent un rythme très soutenu.
J'ai eu un peu de mal à rentrer dans Gone bien
que l'on soit tout de suite confronté à la disparition
des adultes sans perdre une minute dans la présentation du
personnage principal, Sam. Celui-ci se révèle tout
au long du roman et malgré une personnalité un peu
lisse et stéréotypée, il est très attachant
au même titre que les amis qui l'acccompagnent. Chacun représente
d'ailleurs une idée bien claire : la fille très intelligente,
le gamin autiste, le peureux, le maître de la technique, celle
qui s'occupe des plus jeune, le cuisinier... qui cotoient d'autres
personnes toutes aussi affirmées : le méchant, la
brute, le sadique... C'est parfois un peu cliché mais l'ensemble
tient franchement la route et on se laisse peu à peu embarquer
par l'histoire.
Michael Grant alterne la focalisation, ce qui permet de suivre d'un
bout à l'autre de la zone les différentes situations
vécues par les enfants, même si la narration reste
très ressérée autour de Sam et de Caine, le
"grand méchant" du livre...
Si les héros ne font pas toujours l'âge annoncé
(14 ans maximum) mais plus entre 16 et 20 ans (pour les plus agés),
le roman reste cohérent et aux moments durs, l'auteur sait
aussi faire intervenir d'autres sentiments plus joyeux, tendres...
Le livre est un bon pavé qui au final ne traîne pas
et Gone offre un large panorama de situations plus
ou moins inédites. Le plus interessant étant de voir
évoluer les personnages au sein de la Zone, de voir comment
sans les adultes ils s'organisent peu à peu. Certains penseront
à la lecture, au livre Sa majesté les mouches
de William Golding et ils n'auront pas tout à fait tord.
Dans le même style de Gone je vous conseille
au passage la bande dessinée Seuls de Gazotti
et Soda.
La fin nous donne déjà hâte de lire la suite
et en attendant je recommande Gone aux mordus de fantastique.
A propos de Michael Grant
Michael Grant a passé une grande partie de savie sur la
route. Elevé dans une famille de militaires, il a fréquenté
dix écoles dans cinq Etats différents ainsi que trois
établissements en France. Adulte, il a gardé le goût
des voyages et s'est d'ailleurs orienté vers l'écriture
parce qe c'était l'un des rares métiers qui ne l'obligeait
pas à s'enraciner. Il rève d'ailleurs de faire le
tour du monde en bateau et de visiter tous les continents. Il vit
aujourd'hui à Chapel Hill, en Caroline du Nord, avec sa femme
Katrine Applegate, auteur de la trilogie Everworld,
leurs deux enfants et nombreux animaux de compagnie.
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