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Enola Holmes, T6 : Métro Baker Street
de Nancy Springer
Pour les 12 ans et +, 200 pages, Nathan
Cela va faire un an qu'Enola Holmes a échappé
à la vigilance de ses frères Sherlock et Mycroft. En
ce matin de Juillet 1889, alors que la jeune fille inaugure une nouvelle
identité, un duc espagnol affolé par l'enlèvement
de sa femme, vient trouver le Dr Ragostin dont Enola est la (fausse)
secrétaire-assistante.
Enola Holmes se charge de l'affaire et se lance alors sur la piste
de cette disparition. Elle se retrouve une fois de plus en concurrence
avec son frère Sherlock. Celui-ci a par ailleurs besoin de
la contacter pour une toute autre affaire, qui la concerne elle et
sa mère...
Toutes les belles séries littéraires comme Enola
Holmes ont malheureusement une fin et c'est donc avec une
pointe de nostalgie que j'ai entamé la lecture de ce sixième
et dernier tome des aventures de la jeune fille... Une fois de plus
et comme je m'y attendais, je n'ai pas été déçue.
D'ailleurs, le livre, c'est simple, je l'ai dévoré en
une fois. Sans m'arrêter. Les deux cents pages de Métro
Baker Street ont filé, je me suis laissée prendre
par l'enquête, par les rebondissements, par la recherche de
réponses d'Enola sur la disparition de sa mère.
Le dernier tome des Enquêtes d'Enola Holmes
est fidèle aux cinq tomes précédents : une femme
disparaît et voila que la secrétaire (promue assistante
entre temps) du Dr Ragostin est là pour se lancer à
sa recherche. Comme l'histoire manquerait d'humour et de piment sans
eux, Sherlock et Mycroft Holmes, les deux grands-frères surprotecteurs
de la jeune fille, ne sont jamais bien loin mais cette fois-ci, ils
pourraient bien nous surprendre...je n'en dis pas plus sinon qu'à
la fin, tout ce clôt bel et bien pour ce qui concerne l'avenir
d'Enola et également sur la disparition de leur mère.
Métro Baker Street est une histoire crédible
où l'enquête policière est enrichie d'une bonne
dose d'actions et où le lecteur est toujours en mouvement,
sur les pas d'Enola Holmes. Un vrai suspens tient tout le roman qui
n'hésite pas à évoquer de temps en temps les
enquêtes précédentes de la jeune fille.
Sans oublier que derrière les enquêtes qu'Enola mêne
en parrallèle de son frère Sherlock, Nancy Springer
évoque avec habileté la place de la femme et les moeurs
de l'époque Victorienne Anglaise. Avec une mère militante
et "féministe", Enola ne pouvait être qu'à
son image et prouve dans chacun des tomes qu'elle est autant capable
de se débrouiller qu'un homme, loin des conventions de la société.
La dernière phrase du roman nous laisse croire qu'Enola Holmes
n'a peut-être pas dit son dernier mot ... : "En toute
franchise, il me tarde de voir ce que vous pouvez bien nous réserver
pour la suite" s'exclame Sherlock Holmes et le lecteur aimerait
bien le savoir aussi !
Si vous ne connaissez pas encore Les enquêtes d'Enola
Holmes et que êtes fan ou moins fan des romans policiers,
je suis sûre que vous prendrez plaisir à lire ces histoires
;)
A propos de Nancy Springer
Nancy Springer est née en 1948 à Montclair dans le
new Jersey. Enfant elle était une grande fan des romans de
Conan Doyle mettant en scène le célèbre Sherlock
Holmes et le Docteur Watson. Auteur d'une trentaine de romans de tous
les genres, elle eut un jour l'idée de créer un personnage
féminin fort qui aurait les même capacités à
résoudre des enigmes passionnantes que le grand détective.
C'est ainsi que naquit Enola Holmes, soeur cadette de son héros
favori qui fit son apparition dans La Double disparition,
premier tome de la série. Nancy Springer est par ailleurs une
spécialiste du détournement des personnages et elle
a ainsi raconter les exploits fictifs de Rowan Hood, la fille de Robin
des bois et également eu l'idée de deux romans inspirés
de l'épopée du roi Arthur sur le personnage de Morgan.
Aujourd'hui Nancy Springer habite a East Berlin en Pennsylvanie
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