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L'Education sentimentale de Gustave Flaubert
Pour les 14 ans et +.
Le résumé
suivant dévoile l'oeuvre dans son intégralité...
Sur un bateau qui le ramène à Nogent,
Frédéric Moreau croise Monsieur et Madame Arnoux, il
tombe éperdument amoureux de celle-ci. Alors qu'il s'installe
à Paris dans le but d'y faire son droit, il est introduit chez
Arnoux à l'Art Industriel grâce à Hussonnet.
Il pénètre ainsi peu à peu le quotidien de la
famille dans le but de pouvoir approcher et séduire Marie Arnoux.
Mais Frédéric s'aperçoit très vite que
Mme Arnoux n'est pas prête de tromper son mari, qui par contre
n'hésite pas à aller voir ailleurs. Frédéric
réglant sa vie sur Arnoux, au détriment de ses études,
ce que lui reproche son camarade Deslauriers.
Par ailleurs il fréquente les Dambreuses dans l'espoir d'avoir
accès à un poste élevé dans le domaine
politique. Des soucis financiers le pousse à rentrer chez sa
mère où il fait connaissance avec la jeune et charmante
Mlle Roques : une tendresse se crée entre eux. La mort de l'oncle
de Frédéric et l'accès pour ce dernier à
son héritage le pousse à revenir sur Paris où,
toujours épris de Mme Arnoux, il compte bien la posséder.
Les retrouvailles sont dures. Frédéric à l'impression
que Mme Arnoux a changé, vieillie. Pourtant, il l'aime encore
et les tromperies d'Arnoux l'exaspère. C'est ce dernier qui
fait rencontrer à Frédéric sa première
maîtresse : Rosanette. Totalement l'opposée de Mme Arnoux,
elle fait des avances à Frédéric et séduit
les hommes, passant de l'un à l'autre, trompant sans s'en cacher.
En parallèle Frédéric continue de se rapprocher
des Dambreuse qui incarnent le « monde » et
sa vie se rythme au gré des visites à Arnoux et sa femme,
à Rosanette et aux Dambreuse.
L'univers de ces mondes est très différents, la crudité
de Rosanette contraste avec la bienséance qui règne
chez Mme Arnoux et l'aristocratie de Mme Dambreuse.
Frédéric face à son insuccès auprès
de Mme Arnoux décide de faire de Rosanette sa maîtresse.
En parallèle il est très ami avec la gauche républicaine
qui s'incarne dans Deslauriers, Sénécal, Cisy... et
il écoute avec attention les discours politiques de chacun,
intervenant peu.
Frédéric commence aussi à voir en Mme Dambreuse
un moyen de réussir en politique, il imagine qu'elle est sa
maitresse mais ne met pas tout de suite son projet à exécution.
Enfin, les difficultés d'Arnoux étant croissante, Frédéric
s'impose totalement dans la maison mais bientôt il est agacé
et se coupe des Arnoux. Un nouveau soucis financier arrive pour Arnoux
et Frédéric l'aide en demandant de l'argent à
M. Dambreuse : il le fait par amour pour Mme Arnoux.
Il s'en suit une période d'exaspération des femmes,
de ses anciens amis tandis que son amour pour Mme Arnoux est toujours
infructueux.
Un duel avec Cisy dû à des remarques sur Arnoux s'engage
un jour. Pour éviter ce drame, Arnoux accourt et remercie Frédéric
de sa fidélité (même si cela concernait surtout
Marie Arnoux).
Un revers de fortune va contraindre à nouveau Frédéric
à rentrer à Nogent où sa mère ambitionne
de le marier à Mlle Roque.
De son côté Deslauriers, jaloux de Frédéric
a développé à son tour une passion pour Mme Arnoux
et il n'hésite pas à le lui révéler. Mais
par le discours de Deslauriers, Mme Arnoux réalise pour la
première fois que c'est Frédéric qu'elle aime
car elle ne supporte pas l'idée que Frédéric
se marie à Mlle Roque.
Pendant ce temps là, Frédéric et Mlle Roque se
découvrent, s'apprécient malgré la peur de Mlle
Roque qu'il en aime une autre.
La réception de lettres de Rosanette ou de son ami Deslauriers
le pousse à revenir sur Paris mais il compte bien échapper
à Mme Arnoux.
Rosanette continue à lui faire des avances tandis que Frédéric
tombe par hasard sur Mme Arnoux : il sen ses sentiments revenir. Il
se présente chez elle le lendemain et elle lui avoue à
demi-mots son amour. A partir de là, cours récit de
l'amour entre Mme Arnoux et Frédéric. Mais la maladie
de son fils Eugène va la pousser à arrêter la
relation : elle y voit là un signe de Dieu qui lui demande
de stopper la tromperie de son mari.
Furieux, Frédéric se réfugie dans les bras de
Rosanette.
Dans la troisième partie, la part de l'Histoire politique prend
une part importante dans le récit. Tout le premier chapitre
est consacré à la révolution de 1868. Il vit
parallèlement son amour avec la Maréchale.
Mlle Roque arrive et se mêle à l'univers parisien de
Frédéric en dînant avec lui chez les Dambreuse.
Au cours de ce repas, Frédéric est séduit par
Mme Dambreuse et refuse le mariage avec Louise Roque pour le moment.
Il entreprend de faire de Mme Dambreuse sa maîtresse mais apprend
dans le même temps que Rosanette est enceinte de lui. Il réussit
à faire de Mme Dambreuse sa maîtresse après un
repas en tête à tête et à partir de là
va vivre une double relation, entre Rosanette et Mme Dambreuse.
Bientôt M. Dambreuse tombe malade. Sa mort amènerait
un gros héritage et Mme Dambreuse après la mort de son
mari demande Frédéric en mariage. Cependant, elle apprend
aussi que tout l'héritage de M. Dambreuse est pour sa fille,
Céline : elle le soupçonne d'avoir eu vent de la relation
entre elle et Frédéric. Même ruinée, Frédéric
veut toujours faire de Mme Dambreuse sa femme.
Rosanette accouche et a un garçon. Frédéric continue
de partager ses journées entre elle et Mme Dambreuse.
Rosanette intente un procès à Arnoux qui lui doit de
l'argent. Frédéric est furieux car il sent qu'il va
perdre Mme Arnoux de sa vue. Ils partent d'ailleurs pour le Havre.
Le fils de Rosanette meurt.
Pour éviter le départ de Mme Arnoux, Frédéric
demande de l'argent à Mme Dambreuse qui n'est pas dupe mais
accepte. Seulement c'est déjà trop tard. Mme Arnoux
est partie au Havre. Furieux contre Rosanette, il l'a quitte définitivement.
Fin de la relation avec Mme Dambreuse lorsque celle-ci achète
par provocation le piano de Mme Arnoux.
Frédéric rentre à Nogent pour revoir Louise Roque
et l'épouser mais elle est avec Deslauriers.
Le dernier chapitre est éliptique. Frédéric voyage
après avoir tout perdu. Un soir, il rencontre Mme Arnoux qui
sait ce que Frédéric a fait pour elle et le remercie.
Elle lui avoue aussi son ancien amour et lui donne un cheveu avant
de le quitter définitivement.
Avec son ami Deslauriers, qui a rompu avec Mlle Roque, il partage
de vieux souvenirs et l'histoire s'achève dans cette déchéance.
L'Education sentimentale ou histoire d'un jeune homme
au coeur de la période qui enveloppe la révolution de
1848, est un livre long. A sa sortie, le succès ne fut pas
au rendez-vous et l'on critiqua beaucoup Flaubert, auteur remarqué
de Madame
Bovary et Salambô, pour le portrait
qu'il avait ici choisi de réaliser. Frédéric
Moreau est un personnage qui est double : il est à la fois
romantique dans l'amour qu'il porte à Marie Arnoux, et ambitieux
dans ses relations avec les Dambreuse. Mais c'est aussi un personnage
sur lequel on a du mal à trancher, qui est tout et son contraire
et qui ne se fixe jamais. Il a quelque chose d'agaçant.
La lecture de l'Education sentimentale est longue et
tortueuse, mais c'est un classique à ne pas négliger,
au moins à connaître dans les grandes lignes. Je suis
assez mitigée finalement sur lui. D'un côté j'aime
la façon dont Flaubert décrit minutieusement les sentiments,
les contradictions, l'environnement de Frédéric et je
suis happée par l'histoires, ses aventures amoureuses sans
cesse relancées. De l'autre, je suis énervée
des lenteurs, de ce personnage qui n'avance pas, de ces mauvaises
actions et de ses paroles qui sonnent faux. Il est un être fascinant
tout en étant détestable mais finalement, c'est ce qui
tient le lecteur : savoir s'il va parvenir un jour à ses fins,
à l'amour de Marie Arnoux et surtout à la sincérité.
De désillusions en désillusions nous suivons avec un
regard mi captivé, mi ennuyé le parcours de ce héros
qui est, c'est vrai, un roman à lui tout seul.
Flaubert avec l'Education sentimentale et comme le reste
de ses romans, fait dans le réalisme et rien n'est laissé
au hasard pour le lecteur : tant du côté de l'histoire
que du côté de l'Histoire avec un grand "H".
Ce n'est peut-être pas le livre que l'on a envie de prendre
lorsque l'on est ado, d'autant plus que cela dresse un portrait démysthificateur
de l'amour, mais au final on se laisse entraîner dans les événements.
Et lorsque l'on se dit : "c'est nul, j'arrête", quelque
chose nous pousse à continuer, ce fameux besoin de savoir.
Plus court, plus long, ça n'aurait rien changer, Flaubert fleurte
avec des hauts et des bas dans sa narration bien que son écriture
demeure toujours admirable, précise et rigoureuse, c'est-à-dire
sans faille. Finalement tout dépend de la manière dont
on s'accroche au personnage de Frédéric. Soit il nous
agace mais opère sur nous une sorte de fascination, soit on
le bannit de notre vue. A commencer et à voir ensuite si l'on
continue... selon le goût et l'humeur du jour.
Les avis des internautes sur ce livre :
A propos de Gustave Flaubert
Gustave Flaubert, né le 12 Décembre 1821, mort le
8 Mai 1880, est le fils d'un chirurgien de Rouen. En 1841 il étudie
le droit mais abandonne au bout de trois années car sujet
à l'épilepsie . Il fréquente quelques personnalités
littéraire et artistique comme James Pradier, Victor Hugo
ou Maxime Du Camp qui deviendra son grand ami.
Il se lance dans l'écriture et rédige en 1849 une
première version de Les tentations de Saint Antoine, avant
de partir en Orient avec son ami Maxime du Camp jusqu'en 1852.
C'est le 19 septembre 1851 que Flaubert, poussé par ses amis
Louis Bouilhet et Maxime Du Camp, commence la rédaction de
Madame Bovary, à partir d'un fait divers normand. Il achèvera
son long roman réaliste et psychologique en mai 1856 au bout
d'un travail de 56 mois.
En même temps, il fréquente les salons parisiens comme
celui de Madame de Loynes dont il fut très amoureux ; il
y rencontre entre autres George Sand.
À la fin de l'année 1856 Madame Bovary paraît
en revue puis, en avril 1857, le roman sort en librairie et fait
l'objet d'un procès retentissant pour atteinte aux bonnes
murs : Flaubert est acquitté grâce à ses
liens avec la société du second empire et l'impératrice,
et à l'habileté de son avocat,
D'autres romans suivront : Salammbô (1862), L'Éducation
sentimentale (1869) ou encore Bouvard et Pécuchet qui demeura
inachevé. Tiraillé entre réalisme et romantisme,
Flaubert était un obsédé de la phrase juste.
Son uvre, peuplée d'anti-héros est une tentative
de démythification, autour des thèmes d'ennui et de
déception
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