|
|
Delirium de Lauren Oliver
Pour les 13 ans et +, 450 pages, Hachette
jeunesse : Black Moon
Dans le futur, Léna, 17 ans, habite à
Portland. Dans quatre-vingt quinze jours, elle va subir Le Protocole.
Cela lui permettra de ne plus être potentiellement victime de
l'amor deliria nervosa, autrement dit, de souffrir de la maladie
de l'amour. La jeune fille est impatiente de devenir normale mais
ses certitudes sont malmenées par son amie d'enfance Hana et
un invulnérable, Alex...Et si le Protocole était le
véritable danger ?
Imaginez un monde où l'amour ne serait pas vu comme une bénédiction
mais au contraire comme un mal. Tel est l'univers dans lequel vie
Léna depuis que le Protocole a été mis en place,
une soixantaine d'années auparavant.
L'amour, fléau ou bien ? telle est la question que beaucoup
peuvent se demander. Lauren Oliver dans Délirium,
imagine une société où il n'existerait pas. Résultat
: finalement, même si l'amour fait parfois souffrir, on se dit
que c'est peut-être mieux qu'il ne soit pas empêché.
L'amour n'est pas seulement une souffrance mais c'est aussi un état
de bien être, de confiance en soi, comme l'expose Lauren Oliver
à travers les mutations qui s'opèrent en Léna.
Délirium est le premier tome d'une trilogie dont
les deux autres titres seront Pandemonium
et Requiem. Partout où il est lu, le roman rencontre
un vif succès et on comprend rapidement pourquoi car il ne
souffre de presque aucune faiblesse. Juste peut-être une longueur
ou deux par-ci, par-là.
Les deux cents premières pages mettent en scène une
Léna qui semble craintive et troublée par son passé
car sa mère s'est suicidée car elle n'arrivait pas à
se débarasser de l'amor deliria nervosa. La jeune fille
redoute par dessus tout de devenir comme elle et attend le Protocole
avec impatience même si Hana et Alex mettent ses convictions
à rude épreuve.
On dit souvent qu'il suffit d'une toute petite chose pour faire changer
quelqu'un d'avis, et c'est bien ce qui va se produire pour Léna,
comme on s'en doutait. Un baiser et la voila qui comprend que peut-être,
l'amour n'est peut-être pas aussi dangereux qu'on le dit.
Lauren Oliver dans Delirium retranscrit avec justesse
les interrogations, les doutes, les peurs de Léna. Elle présente
une héroïne avec ses failles, mais cependant qui n'hésite
pas à braver les interdits lorsqu'elle sent que ses amis sont
en danger. Tout au long de la "première partie" de
Delirium, Léna fleurte avec la ligne rouge avant
de la franchir définitivement dans la "seconde partie".
Des surprises, des événements, des réflexions,...
le lecteur est sans cesse sollicité par Lauren Oliver et la
lecture de Delirium se révèle vite passionnante.
Au départ je n'étais pas plus que ça motivée
(encore une dystopie ! me suis-je dis) mais je me suis laissée
happer par ce monde froid, où le mot amour est banni. Ma lecture
s'est révélée captivante. Au final, j'ai lu
Délirium très rapidement et les deux cents
dernières pages me sont passées sous le nez, comme un
éclair.
Le style de Lauren Oliver est plaisant, concis, clair, mélant
reflexions psychologiques de Léna (le texte est à la
première personne) et dialogues, tout ça est entrecoupé
de rebondissements et diverses actions.
La fin arrive, surprenante et innatendue, triste même, mais
chargée d'espoir. En quatre mots, j'attends la suite !
A propos de Lauren Oliver
Titulaire dun diplôme de philosophie et de littérature
à luniversité de Chicago, Lauren Oliver a ensuite
suivi une formation en arts à luniversité de New
York. Elle a brièvement travaillé comme assistante dédition
chez un éditeur new-yorkais, avant de se consacrer entièrement
à lécriture. En plus de la trilogie Delirium,
elle est l'auteur de Le dernier jour de ma vie.
http://www.laurenoliverbooks.com/
|
|
|
|