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Chroniques de la fin du monde, T1 : Au commencement
de Susan Beth Pfeffer
Pour les 13 ans et +, 390 pages, Pocket
jeunesse.
Un énorme astéroïde percute
la Lune et la dévie de son axe. Elle se rapproche de plus
en plus de la Terre et provoque un enchaînement de catastrophes
naturelles, bouleversant la vie à jamais. Miranda, à
travers son journal décrit alors la lutte pour la survie
qui commence tandis que la chaleur de l'été laisse
place au plus rude des hivers...qui survivra dans ce monde transformé
?
Ce premier tome de la trilogie écrite par Susan Beth Pfeffer
et qui prend l'apparence d'un simple journal intime tenu par Miranda
nous plonge très rapidement dans l'ambiance après
une courte introduction qui décrit la vie de l'adolescente
avant la catastrophe. Au commencement, tel est le
nom de ce premier roman. Un titre sobre pour une réalité
terrifiante.
Au fil des jours qui suivent la rencontre entre l'astéroïde
et la Lune, Miranda raconte les bouleversements qu'entraîne
ce choc : les tsunamis, les tremblements de terre et bientôt
l'explosion de volcans. Des villes entières sont rasées
tandis qu'elle, à l'intérieur des terres, lutte pour
trouver de quoi survivre avec sa famille. Les gens se précipitent
dans les grandes surfaces et font le plein de conserves, telle la
mère de Miranda qui l'entraîne dans une scène
de ruée hallucinante et inquiétante. L'essence augmente,
la communication est coupée, l'électricité
ne marche que par intermittence avant de cesser définitivement
comme l'approvisionnement en gaz voire même en eau...L'école
ferme, le service public (poste, hôpital, bibliothèque)
essaye de se maintenir tant bien que mal tandis que la vie se joue,
jour après jour, mois après mois.
La lecture de ce premier tome des Chroniques de la fin du
monde est une lecture éprouvante et parfois insupportable.
Le plus étonnant c'est que parfois, au départ, on
rit des scènes racontées par Susan Beth Pfeffer et
je pense en particulier au moment où Miranda, sa mère
et ses deux frères, accompagnés d'une amie de la famille,
font le plein de courses. En soit ce n'est pas drôle du tout
mais c'est tellement dramatique et dur à lire que l'on préfère
en rire.
Au fur et à mesure de la lecture, plus question de rire ni
même de sourire, on assiste au quotidien toujours plus dur
de Miranda et des siens. Chaque conserve, chaque vivre, chaque litre
d'eau compte. Autour de l'adolescente et même chez elle, la
faim se fait sentir et comme en tant de guerre, les repas s'amenuisent,
les corps maigrissent et les maladies se répandent.
Au commencement est un livre marquant, auquel je n'ai
pas cessé de penser depuis la fin de ma lecture, il y a quelques
jours. On pense aux catastrophes localisées qui nous ont
touchés ces dernières années et on se demande
comment deviendrait notre monde si l'ensemble de ces catastrophes
était généralisé... pour peu que vous
lisiez au soleil ce premier tome des Chroniques de la fin
du monde, vous profiterez encore plus de la vie après,
appréciant ce que la nature offre chaque jour et qui peut
bien s'achever du jour au lendemain comme nous le rappelle Au
commencement...
L'histoire des Chroniques de la fin du monde a donc
quelque chose de terriblement inquiétant et dramatique. S'il
faut être bien accroché émotionnellement parlant
pour le récit, celui-ci est écrit, par contre, de
façon très simple. Quelques aspects psychologiques
des personnages sont creusés mais le tout reste encore superficiel.
L'histoire est auto-centrée sur la vie de Miranda et les
informations sur ce qui se passe à l'extérieur sont
très éparses.
Le livre se lit aisément et également rapidement.
Un avant-goût du deuxième tome des Chroniques
de la fin du monde nous est donné dans les dernières
pages. Il s'agira de raconter l'histoire d'un autre personnage,
au même moment que le premier tome. Un peu frustrant pour
le lecteur qui souhaitait connaître la suite de l'histoire
de Miranda mais pas d'inquiétude, le tome 3 la verra réapparaître.
A propos de Susan Beth Pfeffer
Susan Beth Pfeffer est née à New York en 1948. Quand
elle a six ans, son père écri un livre et le publie
ce qui décide Susan Beth Pfeffer à devenir à
son tour auteur. Elle écrit d'ailleurs cette année
là son premier "livre" mais ce n'est qu'en 1970
qu'elle sort officiellement son premier roman intitulé
Just Morgan. Elle n'a pas cessé d'écrire pour
les ados depuis et a reçu de nombreux prix pour son travaille.
Elle a écrit plus de 60 livres depuis 1970 aux Etats-Unis
mais sa trilogie Chroniques de la fin du monde est
la seule traduite en français.
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