Le Joueur de Fédor Dostoïevski

joueurAge : 15 ans et +
Éditeur :  Plusieurs éditeurs possibles (1867)

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Un jeune précepteur, Alexeï Ivanovitch, au service d’un général à la retraite et de sa famille, arrive en Allemagne à Roulettenbourg, ville d’eaux et de distractions pour la haute société. Là, il revoit Pauline Alexandrovna, la belle-fille, veuve du général, et dont il est désespérément amoureux. Celle-ci lui demande de jouer à la roulette pour résorber ses dettes, mais, très vite, il y prendra goût et jouera pour lui…

Roman sur le jeu, roman sur l’amour, Le Joueur de Dostoïevski est un livre qui nous emmène dans la frénésie des casinos, nous fait goûter aux tentations de la roulette. Dostoïeski décrit la sensation, ce plaisir qui s’empare du joueur, cette appât du gain et cette perpétuelle envie de gagner. Le joueur, se sont ces hommes et femmes emportés par les chiffres, hors du temps, de l’espace. Le récit nous transporte dans cet univers, la description est minutieuse, nous sommes la masse des spectateurs autour d’une table de jeu.
L’histoire d’Alexeï et aussi de millions d’autres est l’histoire d’un échec. C’est la réalité des jeux qui nous est montrée dans Le Joueur : il n’y a rien à espérer, rien à gagner, on perd ou on perdra : la victoire, la joie, le bonheur sont de courte durée. Quant à l’histoire entre Pauline et Alexeï, elle est terrible, allant de pair avec la décadence du joueur.
Désillusion, tensions, difficultés, courtes joies, espoir…ces mots rythment le quotidien du héros de Dostoïevski dans Le Joueur. Roman passionnant, court et qu’on lit avec plaisir sinon avec bonheur.

A propos de Fédor Dostoïevski

Fédor Dostoïeski, né en 1821, est le fils d’un riche médecin militaire, Mikhaïl Andréiévitch Dostoïevski , qui possédait deux villages et fut assassiné en 1839 par ses serfs. Sa mère, Maria Fedorovna Netchaiev, est morte de la tuberculose en 1837. Il entre en 1838 à l’École supérieure des ingénieurs militaires de Saint-Petersbourg. En 1842, il est nommé sous-lieutenant et entre en tant que dessinateur à la direction du Génie. En 1844, il demande sa retraite pour pouvoir se consacrer à son premier roman, Les Pauvres gens. Publié en 1846, celui-ci connait le succès. En 1847 il fréquente le cercle du socialiste utopiste modéré Mikhail Pétrachevski, fonctionnaire au Ministère des Affaires Étrangères. Il est arrêté en 1849 avec les autres membres du cercle. Condamné à mort, gracié par le Tsar, il part en exil jusqu’en 1854 à Omsk. Il est affecté comme officier de régiment en Sibérie. Il écrit Souvenirs de la maison des morts et Le bourg de Stepantchikovo et ses habitants.
Retour à Saint-Pétersbourg en 1860. Fonde la revue Le Temps avec son frère Mikhail.
Il part pour l’Europe en 1862 avec sa maîtresse Apollinaria Souslova et doit fournir de quoi vivre à la femme et aux enfants de son frère qu’il a adopté. Mais il est couvert de dettes. Pour échapper aux créanciers, il continue à voyager et tente de faire fortune à la roulette.
Il engage Anna Grigorievna Snitkine comme dactylo et elle devient sa femme en 1867 après avoir publié Le Joueur. Dostoïevski renonce au jeu et se met à travailler régulièrement, publiant ses œuvres les plus abouties : Crime et Châtiment, L’idiot, Les Démons.
Son œuvre romanesque s’achève par Les frères Karamazov, il a alors 60 ans. Il meurt peu après, suite à une hémorragie en 1881.
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