La dystopie

Depuis le succès de romans comme Delirium de Lauren Oliver, Entre chiens et loups de Malory Blackman, Uglies de Scott Westerfeld , Hunger Games de Suzanne Collins et plus récemment Divergente de Veronica Roth, la dystopie est en train de revenir en force dans la littérature pour adolescents. Petit récapitulatif…

dystopie1Après la vague de romans fantastiques qui a suivi le succès incontournable du sorcier préféré des adolescents, je veux parler d‘Harry Potter, le nouveau phénomène littéraire est plutôt à chercher du côté d’ Hunger Games et autres romans du même genre. Et ce genre qui fait fureur chez les ados, c’est la dystopie, encore inexplorée il y a quelques années en littérature jeunesse, les titres se multiplient depuis que les jeunes manifestent pour ces romans de science-fiction un intérêt croissant.

La dystopie se définie d’abord comme le contraire de l’utopie. Et l’utopie c’est lorsqu’un auteur imagine un monde, une société dite « parfaite ». Le premier inventeur de l’utopie est l’auteur anglais Thomas More qui en 1516 publia son roman Utopiae. Ce dernier évoquait une société idéale et cela lui permettait à l’époque de critiquer la société anglaise du 16ème siècle.

La dystopie est un genre beaucoup plus récent, connu du grand public grâce à des romans plutôt pour adultes comme Le Meilleur des mondes d’Aldous Huxley (1932) , 1984 de George Orwell (1948) ou Farenheit 451 de Ray Bradbury (1953).
Les sociétés dépeintes dans les dystopies sont le plus souvent « effrayantes ». les auteurs imaginent des sociétés où les craintes les plus folles seraient appliquées : règne de l’hyper-technologie et de la science, division de la société en castes, totalitarisme, guerres, catastrophes naturelles et même jeux morbides sont le créneau de ce genre.
En conclusion, les dystopies anticipent les éventuelles dérives de la société, et les conséquences généralement terribles de ces dérives.

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Depuis quelques années les dystopies sont ancrées dans la littérature pour adolescents, sans doute l’impact de la crise économique, des dernières révolutions arabes contre les dictateurs et également l’effet des catastrophes naturelles comme Xynthia ou Fukushima. Les ados sont sensibles à l’actualité et à la politique d’aujourd’hui, ils ont envie de comprendre le monde de maintenant et de construire celui de demain. Les dystopies fleurtent avec cet intérêt et aussi avec leurs cauchemars car l’idée de menace est entrée dans l’inconscient collectif…en effet, qui peut prédire le monde de demain dans une société qui évolue très vite ?

Uglies et Hunger Games, deux séries que l’on doit à l’éditeur Pocket Jeunesse ont rencontré un vrai succès à parution et ont été les moteurs de ce nouvel engouement des jeunes. A la suite de quoi, les saga du même genre ce sont multipliés comme Délirium, Divergent, Birth Marked…etc et bien d’autres.
Pourtant, le genre pointait déjà le bout de son nez dés le début des années 2000 avec des romans comme Interface de M.T Anderson, Aussi Libre qu’un rêve de Manon Fargetton ou Félicidad de Jean Molla. Trilogie ou simple roman, le succès est souvent au rendez-vous auprès des jeunes même si on déplorera que certaines séries n’ait pas eu de suivi, à l’image de la trilogie Le Mur d’Emma Clayton.

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Ce qui caractérise l’ensemble des dystopies c’est que les personnages passent d’une situation où ils sont complètement enfermés dans leur société et se plient aux règles à une situation de rebellion. L’élément déclencheur de cette transition est variable…un jeu mortel auquel on est forcé de participer de façon injuste (Battle Royale, Hunger Games), la mort d’une personne proche, la rencontre de l’amour soit parce que c’est interdit (Délirium), soit parce que contraire à la caste (Entre chiens et loups) sans oublier la rebellion à l’hyper-surveillance (Little Brother), les règles imposées (Uglies, Divergent) et les sociétés ultra-hiérarchisées (Birth Marked, Aussi libre qu’un rêve)…

Les auteurs anglo-saxons dominent pour le moment le genre et emporte en France un large succès. Mais des auteurs comme Jean Molla avec Felicidad , Mémory Park de Fabrice Colin et Jean-Claude Mourlevat avec Le Combat d’Hiver ont su se faire remarquer et sont même conseillés par les professeurs de français, qui ont bien compris le message de ces auteurs : faire travailler la réflexion des jeunes sur l’évolution de notre société.

Les dystopies sur Lirado :

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5 Commentaires

  1. Ping :Les meilleurs romans adaptés en 2015 (1) – Les adaptations cinématographiques

  2. Super chroniques pour tous les livres! Je suis enfin éclairée sur ce qu’est la dystopie… Juste un problème: quand on clique sur la couverture de Delirium, on arrive sur le combat d’hiver…

  3. Ping :Etre heureux à tout prix ! | Lisons ensemble !

  4. Tous ces livres m’ont l’air super mais il y a un livre parmi eux qu’il faut impérativement lire … c’est : HUNGER GAMES c’est une trilogie totalement captivante. Je le conseille à tout le monde

    • Moi, je ne l’ai pas lu mais j’ai vu un des films. Mais je crois qu’en fait ce n’était pas le 1! Du coup j’ai rien compris…
      😳 :mrgreen: 😆

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