|
|
ACCUEIL
LIVRES
AUTEURS
FORUM
LIENS
LETTRE
CONTACT
|
|
Interview
: Arthur Ténor

Lirado
: Quand êtes-vous
né ? où ? où vivez-vous aujourd'hui
?
Arthur Ténor :
Tout dépend à qui vous posez cette question.
Si c'est au personnage, auteur jeunesse, Arthur Ténor,
il vous répondra : " Je suis né dans
une mongolfière, au-dessus du Tibet, et j'habite
sur une planète imaginaire nommée Féérie.
" Christian, lui, vous dira qu'il est né
à Moulins dans l'Allier, qu'il a 46 ans et vit
toujours en Bourbonnais. Mais ça fait moins rêver.
Lirado : Quelles
études avez-vous fait ?
Arthur Ténor :
Je ne suis pas un "homme d'études".
Ce que je sais faire, je l'ai appris sur le terrain,
par l'expérience, les erreurs, les victoires,
le labeur. Je suis ce qu'on appelle un autodidacte.
Pas de diplôme donc, sinon celui de la vie. Si
je n'en ai pas été spécialement
complexé, c'est aujourd'hui une fierté.
En France, on raisonne trop par les diplômes.
Sans en rejeter l'utilité, il faut aussi savoir
évaluer les talents par les résultats
obtenus. Je suis un ardent défenseur de l'autodidactisme.
Lirado : Êtes-vous un écrivain à
par entière ou exercez-vous un autre métiers
? Depuis quand êtes vous écrivain ?
Arthur Ténor :
Jusqu'à une date récente, j'exerçais
à demi-part le métier d'écrivain
et celui de consultant-formateur. Aujourd'hui, je vis
essentiellement de mon travail d'auteur. Sinon, j'ai
publié mon premier roman en 1998. On devient
écrivain, dès lors qu'un éditeur
a accepté de vous faire confiance. Avant, on
est aspirant écrivain, ou apprenti. Je l'ai été
vingt ans.
Lirado : Pourquoi
aimez-vous écrire ?
Arthur Ténor :
Il est toujours difficile de répondre à
cette question " pourquoi ". Je suppose parce
que je prends énormément de plaisir à
écrire. Oui, le plaisir est la clé de
l'action, me concernant.
Lirado
: Quel est
le premier roman que vous avez écrit ?
Arthur Ténor :
Le premier roman était une sorte de space-opéra
très ambitieux. J'avais 18 ans. Ce n'est plus
ce que j'ai envie d'écrire aujourd'hui, d'autant
que je pensais alors écrire pour les adultes.
Lirado
: Combien
de temps mettez-vous pour écrire ?
Arthur Ténor :
En littérature jeunesse, les textes vont du petit
album d'une page pour les jeunes enfants au roman adolescent
de plusieurs centaines de pages parfois. Alors, évidemment,
ça dépend...
Disons me concernant que pour écrire un épisode
du Félin (série chez Lito), je mets trois
semaines quand je m'y consacre. Un roman historique
qui exige des recherches documentaires peut prendre
plus de temps. Pour les romans tels Les chevaliers en
herbe ches Gallimard, pour les 9 ans, il me faut une
dizaine de jours.
Lirado
: Où
trouvez-vous vos idées ?
Arthur Ténor :
Partout ! Tout m'intéresse, tout m'inspire. Je
suis un grand curieux. Après, c'est à
l'envie que je me jette dans tel ou tel thème.
Ma mémoire est comme une caverne d'Ali baba,
ou une bibliothèque un peu désordonnée
où l'on trouve beaucoup de tout. C'est là
que je puise à ma guise pour mes romans.
Lirado : En
général que pensez-vous des couvertures
de vos livres ?
Arthur Ténor :
En général elles sont plutôt pas
mal. Jamais comme je les imaginerais moi-même,
mais c'est normal. En particulier, comme tous les auteurs,
je suis parfois très déçu, voire
en colère. Mais c'est rare.
Lirado : Quelle est celle que
vous préferez ?
Arthur Ténor :
Il s'appelait... le soldat inconnu. Les couvertures
des Félin, version Lito. Celle de Y'a pas que
la mort dans la vie ! chez Grasset.
Lirado
: Quels sont
vos livres préférés ?
Arthur Ténor :
En ce qui concerne les miens, j'ai toujours beaucoup
de peine à établir une hiérarchie
tant ils sont différents. Je donne une mention
spéciale à Y'a pas que la mort dans la
vie ! et à la série du Félin.
Lirado : Vous
avez écrit pas mal de livres historique, pourquoi
?
Arthur Ténor :
C'est toujours le plaisir qui me guide. J'aime l'histoire...
donc l'histoire dans les histoires. Logique. Mes périodes
préférées sont le Moyen Age, les
guerres mondiales et Versailles (Louis XIV).

Lirado
: Combien
de livres vendez-vous par an ?
Arthur Ténor :
Pfff ? Qu'en sais-je ? Une centaine de mille je dirai,
les meilleures années. Peut-être un peu
moins, mais pas beaucoup car la série du Félin
version J'ai Lu marche super bien.
Lirado : Quel est celui qui se vend le mieux ?
Arthur Ténor :
Aujourd'hui, je crois que c'est Il s'appelait le soldat
inconnu. L'album Les mésaventures d'Agathabaga
chez Lito s'est vendu en un an à 20 000 exemplaires.
Lirado : Qui lit vos livres
en premier ?
Arthur Ténor :
Très logiquement, cela dépend de la
tranche d'âge du roman. Un album, c'est les
5-8 ans. Un roman ado, les ados. Peut-être aussi
quelques adultes lisent-t-ils mes livres, mais ce
sont surtout des parents, des bibliothécaires
et des profs.
Lirado
: Avez-vous des conseils d'écriture ?
Arthur Ténor :
Beaucoup, certainement, puisque j'anime des ateliers
d'écriture. Mais le plus simple serait : lisez-écrivez,
lisez-écrivez, lisez-écrivez. C'est
ainsi qu'on apprend. Et cent fois sur la feuille il
faut remanier son travail. Car le travail d'écriture
est un vrai travail, d'affinage, de peaufinage, de
raffinage... Tout cela fait partie du plaisir.
|
|