Interview
: Maxime Vivas nous parle de La tour
eiffel et le cocotier
réalisée en Septembre 2006
Lirado : Quels
ont été les moteurs d'écriture
de La tour Eiffel et le cocotier ?
Maxime Vivas : Avant
d'écrire, j'étais ergonome. Je m'intéressais
à l'adaptation des outils à la tâche.
Or, on voit bien que le monde est conçu pour
des citadins jeunes beaux et intelligents, comme on
en voit dans les pubs. Mais dans la vie, on rencontre
des vieux et des fatigués, des malades, des
ruraux et des réfractaires à l'informatique.
Le monde les exclut .
Lirado : Comment
avez-vous procédé pour l'écriture
du livre, était-ce tout naturellement ou le
fruit d'un long travail ?
Maxime Vivas : C'était
le fruit d'une expérience professionnelle à
mettre en roman (que j'ai voulu amusant). Quand je
me suis mis devant mon clavier, mon livre était
tout entier dans ma tête. Il restait à
faire le plus dur : l'en sortir en bon état,
c'est-à-dire, cohérent et lisible
Lirado
: Que pensez-vous en fin de compte de toutes ses nouvelles
technologies ou produits innovants ?
Maxime Vivas : Je
trouve qu'elles sont indispensables, mais qu'on s'en
passe bien. Allez dans un pays du tiers-monde, ces
technologies ne vous manqueront pas. En fait c'est
notre type de vie qui les impose. J'ai un un fils
collégien.Tous ces amis ont un téléphone
portable. Il va bien falloir qu'il en ait un lui aussi,
un jour, sous peine d'être atypique. En tout
cas, il est très demandeur.
Lirado
: Qu'est-ce qui vous a plu lors de l'écriture
de La tour Eiffel et le cocotier ?
Maxime Vivas : Il
m'a plu d'essayer de faire rire de nous en pointant
de vrais problèmes et les moeurs de notre époque.
Lirado
: Votre héros n'aurait-il pas un peu le côté
du héros Candide de Voltaire ... ?
Maxime Vivas : Bien
sûr ! C'est aussi l'indien dans la ville. Mais
c'est surtout un vrai gentil et un coeur pur. Il n'est
pas bête, il est déphasé.
Lirado
: De quoi vous êtes vous aidez pour l'invention
de Motapa ?
Maxime Vivas : Il
y a une fable de La Fontaine qui commence par : "Deux
vrais amis vivaient au Monomotapa". Le fabuliste
a inventé ce pays. Je lui ai emprunté
la fin du nom.
Lirado :
Enfin, avez vous des petites astuces pour ceux qui
souhaiteraient écrire un roman humoristique
?
Maxime Vivas : Bah,
il faut aimer les gens et, en se moquant d'eux, se
moquer de soi. Décrire les mésaventures
d'un héros en se remémorant qu'on a
nous aussi été ridicules un jour, dans
un contexte nouveau, dans un environnement inconnu,
dans des situations dont nous n'avions pas la clé,
c'est utile. L'humour n'est pas l'ironie, même
si on les confond souvent.