Interview
: Clémence Quibel réalisé
en juillet 2006
Lirado
: Quels ont été les sources d'inspiration
de ton livre ?
Clémence Quibel : Ma
principale source d'inspiration a été
un jeu auquel je jouait avec deux amis quand j'étais
en CM2. Chacun d'entre-nous s'était choisi un
"super-sens" dont nous nous servions pour
vivre différentes aventures imaginaires. S'enfuir
d'un centre en bateau en faisait notamment parti. A
lépoque, nous avions commencé à
écrire nos récits, mais en fait, je pense
qu'on était trop jeunes et on a vite laissé
tomber ! C'est quelques années après,
quand ma petite soeur s'est mise à l'écriture,
que je me suis souvenu de ce que nous avions commencé
et que j'ai repris l'idée.
Lirado : Combien de temps as-tu
mis pour l'écrire ? Combien de livres sont prévu
pour la suite ? Qu'est-ce que cela racontera ?
Clémence Quibel : Du
coup, si on dit que j'ai commencé à l'écrire
en CM2, ça nous fait six ans ! Plus sérieusement,
j'ai dû mettre environ un an (l'idée avait
eu tout le temps de faire son chemin !).
En ce qui concerne Le Projet Quinsensus, cinq tomes
sont prévus en tout, dont deux (les tomes 3 et
5) coécrits avec ma soeur, qui a elle-aussi créé
sa saga mais qui n'a pas encore été publiée.
Les livres suivants racontent comment les trois enfants
grandissent tant bien que mal avec leur super-sens (il
y a un an d'écart entre le tome 1 et le tome
2, puis de nouveau un an entre le tome 2 et le tome
3). Lechauve reste bien sûr très présent
puisqu'il les enlève encore à deux reprises.
Les enfants se découvrent de nouveaux alliés,
parfois assez inattendus, mais aussi de nouveaux ennemis,
parfois plus dangereux que Lechauve. Et bien sûr,
il y a de nouvelles Gaia ! Estelle, Séverine
et Julien n'ont pas oublié la promesse faite
à Langlais de toutes les détruire. Ils
pensent aussi beaucoup aux deux autres, Kévin
et Ryan, sans pouvoir vraiment les chercher (leurs moyens
étant plutôt réduits !).
Ce n'est pas évident de résumer quatre
tomes sans toute fois trop en dire ! En tout cas, si
tu as des questions très précises sur
la suite, n'hésites pas à les poser !
Lirado : Pourquoi avoir choisit
de faire apparaître seulement 3 des cinq personnages
aux pouvoirs particuliers.
Clémence Quibel :
Tout simplement parce qu'en CM2, nous étions
trois à jouer ! Deux filles et garçon,
c'est pourquoi parmi ces trois personnages il y a
deux filles et garçon ! Je me suis inspirée
de nous pour les descriptions physique d'Estelle,
Séverine et Julien, en revanche, j'ai pris
de très très grandes libertés
en ce qui concerne leurs comportements et leurs caractères.
C'est en débutant l'écriture de "Découverte"que
j'ai réalisé que nous avions cinq sens
et non trois ! Et en y réfléchissant,
j'ai trouvé intéressant qu'Estelle,
Séverine et Julien ne connaissent pas Kévin
et Ryan depuis toujours. Dans la suite, leur rencontre
est un moment important... et assez explosif !
Lirado :Pourquoi nos héros
ne se sont-ils aperçus de leurs pouvoirs qu'à
l'âge de douze/treize ans et non auparavant ?
Clémence Quibel : C'est
l'une des choses expliquées dans le second tome.
Le professeur Lechauve dirait cela mieux que moi !!
Lirado :Comment as-tu imaginé
les personnages ?
Clémence Quibel : Comme
je l'ai dit plus haut, je me suis inspirée de
mes deux amis et moi en ce qui concerne le physique
(avec toute fois quelques modifications). Pour le caractère,
c'est venu au fur et à mesure de l'écriture.
C'est tout juste si je ne le découvrait pas en
écrivant leurs répliques !
Lirado : Le Fantastique est-il
le seul genre de livre que vous appréciez où
en aimez-vous d'autres ?
Clémence Quibel : J'aime
beaucoup le fantastique c'est vrai, mais je n'ai pas
vraiment de genre préféré. Je lis
aussi beaucoup de romans policiers, des contes, des
romans historiques (surtout sur la Seconde Guerre Mondiale),
de la S.F, des romans d'aventures ou de la vie ordinaire.
Lirado :Qu'est-ce que ça
fait de publier à 19 ans sont premier livre,
qu'en a pensé ton entourage, tes proches... ?
Clémence Quibel : Personnellement,
je n'en revenais pas, et quand j'ai appris qu'une maison
d'édition acceptait de me publier, j'ai pleuré
!! Ce n'était que la troisième à
laquelle j'envoyais mon manuscrit ! J'étais un
peu inquiète au moment de signer le contrat car
j'étais encore mineure (le contrat a été
signé en Février et je prenais mes dix-huit
ans en avril) mais cela n'a pas posé de problème
étant donné que ma mère était
d'accord. Ça fait vraiment bizarre de voir son
nom sur la couverture !
En ce qui concerne mes proches, ils étaient vraiment
contents pour moi. Et puis, c'est aussi grâce
à eux que j'ai pu aller jusque là !
Quand j'en pale à des gens qui me conaissent
moins, ils ont un peu de mal à croire que j'ai
écrit un livre et c'est assez marrant de voir
leurs têtes !!
Lirado : Quels études
suis-tu ?
Clémence Quibel : Je
viens tout juste de terminer ma première année
de psychologie.
Lirado : Comment se vend le
livre ?
Clémence Quibel : Ça,
j'avoue que je n'en ai aucune idée. Ce serait
plutôt aux éditions Amalthée qu'il
faudrait poser la question. En ce qui me concerne, je
n'aurais pas de retour avant Septembre.
Lirado : Pour finir as-tu des conseils pour les jeunes
écrivains comme toi ?
Clémence Quibel : Je
connais plusieurs personnes de mon âge, ou même
plus jeunes, qui écrivent des choses vraiment
bien, que ce soit dans la poésie, dans le roman
ou dans la nouvelle.
Il n'y a pas vraiment de conseil précis, chacun
d'entre-nous a sa méthode, son style, sa façon
de faire. Certains planifie le moindre détail
de l'histoire à l'avance, d'autres ne planifient
rien et écrivent comme ça leur vient.
Écrire ce que l'on a en tête ou dans le
coeur n'est pas évident. Réussir à
coucher les mots sur le papier (ou sur l'écran
de l'ordinateur !) et à laisser une autre personne
les lire, c'est déjà un grand pas. Après,
il faut apprendre à accepter la critique, bonne
ou mauvaise, parce qu'elle peut aider à avancer.
Il ne faut pas hésiter à lire, relire,
modifier et remodifier son texte si on le juge nécessaire.
En fait si, il y a bien un conseil : quand on a fini
d'écrire, que l'on pense que son texte est fin
près et qu'on envoie le manuscrit à une
maison d'éditions, il ne faut pas forcément
s'attendre à être pris du premier coup.
Et si l'on est refusé, il faut perséverer.
C'est tout ce que je peux dire !