Interview
: Nathalie Le Gendre nous parle
de 49302
en juillet 2006
Lirado : Pourquoi
avoir souhaité aborder d' une certaine manière
l' affaire Seznec ?
Nathalie Le Gendre :
Je déteste les injustices et cette affaire en est
un bel exemple ; comme je suis Bretonne, je suis profondément
touchée par ce qui est arrivé à Guillaume
Seznec. Mais je voulais aussi montrer la bêtise
humaine et surtout à quel point elle peut se répéter
inlassablement. Il suffit de regarder en arrière
et de regarder aujourd'hui... qu'est-ce qui a changé
dans certaines prisons ? Pas grand chose...
Lirado : Y a t-il eut des passages plus difficile à
écrire que d'autres ?
Nathalie Le Gendre :
Je ne dirais pas difficiles, mais prenants ! Ce bouquin
de bout en bout m'a nouée les tripes et j'en ai
usé des mouchoirs en papier !
Lirado : Quels sont les documents
dont vous vous êtes aidée ?
Nathalie Le Gendre :
Tous les documents que j'avais sous la main de l'affaire
Seznec pour ne pas me planter dans certains passages où
l'histoire de Guillaume refait surface, sinon, rien de
spécial
Lirado : Avez-vous rencontré
Denis Seznec qui à réalisé votre
Postface ? Si oui a t' il apporté quelque chose
en plus dans votre roman ?
Nathalie Le Gendre :
J'ai rencontré Denis après avoir fini le
roman. Nous nous sommes parlés au téléphone
plusieurs fois, il m'a envoyé plusieurs documents
importants concernants l'affaire de son grand-père.
C'est un homme adorable, généreux et d'une
grande, très grande, humanité...
Lirado : Pourquoi Elora, qui
a découvert le manuscrit n'intervient pas du tout
durant sa lecture ?
Nathalie Le Gendre :
Je voulais vraiment écrire 49302 comme si l'on
découvrait un manuscrit et Elora n'est que lectrice
ici et pas du tout intervenante en tant que personnage,
sauf à la fin... Elle peut présager d'une
suite, pourquoi pas ???
Lirado : Comment avez-vous imaginé
les lieux, les créatures ? Etait-ce
facile ?
Nathalie Le Gendre :
Je me suis inspirée largement de la Bretagne et
des côtes sauvages. Pour ce qui est des créatures,
elles viennent à moi très facilement.
Lirado : Pour finir avez vous des
conseils d'écriture ?
Nathalie Le Gendre :
Se laisser aller, écrire comme vomir, sans retenue
pour se soulager ensuite, bien nettoyer et peaufiner ses
écrits... Oui, je sais, c'est pas très...
"romantique" comme conseil.