Interview
: Eric Belile nous parle du Le petit
beur Nantais
réalisée en juillet 2006
Lirado : Combien
de temps vous à t' il fallut pour ce premier
tome avant qu'il ne soit publié ?
Eric Belile
: J'ai mis environ 18 mois entrecoupés
de certaines périodes où je n'avais
pas envie d'écrire. Cependant, j'écrivais
plus pour révéler certaines parties
de ma vie notamment durant l'enfance adolescence,
sans pour autant deviner que ça allait devenir
un livre plus tard. J'y trouvais là un certain
plaisir de coucher mes souvenirs de môme. Puis
ensuite, ce fût le parcours du combattant pour
trouver un éditeur. J'ai envoyé le manuscrit
à une vingtaine de maisons. Certaines, prestigieuses
telles que Hachette, Plon, Galimard et d'autres plus
modestes dans ma région. Trois mois plus tard,
j'étais édité aux Editions les
2 Encres. Ce livre est sorti en pleine période
de Noël et à ma grande surprise les médias
s'y sont immédiatement intéressés.
J'ai donc fait plusieurs émissions de radio
et la presse écrite m'appelait pour des interviews.
Je me suis retrouvé coup de cur à
la Fnac et le livre était dans les librairies
en évidence. Impensable !!! Le livre a cartonné
Lirado : Les
évènements que vous y racontez se sont--ils
tous vraiment passé l'année de vos huit
ans ou y en certains sont emprunt à d'autres
années ?
Eric Belile
:D'après mes souvenirs, la grande
majorité de ces évènements se
sont effectivement déroulés lors de
mes huit ans. Ce livre est narré d'une manière
chronologique. L'année de mes huit ans en septième
à l'école saint Pierre avec la mère
Pécot. . Mais rassurez vous, après,
c'était pas mal non plus. Une année
plutôt riche, non ???
Lirado : Quel
regard portez vous aujourd'hui sur votre vie d'enfant
? L'appartement dans lequel vous viviez vous fait
réagir comment aujourd'hui, par exemple ?
Eric Belile
: Il s'agissait d'une période extraordinaire
de ma vie. Entre mes frères et surs,
ma maman, mes cousins, j'ai vécu des moments
formidables. Une énorme tendresse. Pas le sou,
mais tellement d'imagination et de tendresse. Le bonheur
avec rien. Le sens de la famille était important.
L'appartement était tout petit pour Maman,
mes frères, surs et moi, mais on vivait
tellement bien et on riait tellement qu'on oubliait
les éventuels désagréments.
Lirado : Madame
Bourdet était-elle vraiment comme ça
où avez-vous accentuez certaines choses. Vous
l' avez connu combien de temps ?
Eric Belile
:Oui, Madame Bourdet était vraiment
ainsi. Tout ce livre est authentique, je n'ai absolument
rien inventé, j'étais plutôt turbulent
et très imaginatif. Je la vois toujours, elle
a désormais 92 ans et a lu le livre en riant.
Il fallait travailler et être très soigné,
ça m'a vraiment aidé par la suite.
Lirado : Que
ressentez-vous quand l' on compare souvent votre texte
à du Marcel Pagnol, du Petit Nicolas ou à
la guerre des boutons, voire même parfois du
Cavanna ?
Eric Belile
: Je suis à chaque fois surpris
et dans le même temps fier et honoré.
C'est sans doute exagéré, mais c'est
plutôt génial. C'est sans doute parce
que le style est simple et vrai. Du coup, j'ai tout
relu Pagnol et Pergaud.
Dans mon livre, le lecteur est obligé d'avoir
huit ans, je l'emmène partout avec moi, et
parfois, c'est interactif, je parle au lecteur. C'est
étrange, mais le lecteur ressent une forte
complicité avec le petit Samy.
Lirado : Prévoyez
vous une suite, voire plus ? Que raconteront-ils ?
Eric Belile
:Oui, il a une suite, sans doute un peu
moins drôle que le premier, mais encore plus
poignante. Dans le prochain, j'ai douze ans et l'imagination
encore plus galopante.
Lirado : Pourquoi
être devenu chef d' entreprise et non comme
le voulait Madame Bourdet avocat ou médecin
?
Eric Belile
: Parce que j'avais d'avantage d'aptitudes
pour ce métier que celui d' avocat ou de médecin.
Lirado : Pourquoi
avoir appelé votre héros Samy alors
qu' il s' agit de votre biographie ? Les autres noms
ont-ils été changés également
?
Eric Belile
:Parce qu'il s'agissait effectivement de
mon premier prénom. Je me suis appelé
Samy jusqu'à 18 ans puis à l'âge
de ma majorité, j'ai changé de nom et
prénom, mais ça, c'est la suite
Dans le livre pour constaterez que j'ai un nom de
famille de 54 lettres et c'est vrai !
J'ai du par ailleurs changer le nom des personnes
dans le livre, alors j'ai pris le nom de mes copains
avec leurs autorisations.
Lirado : Etiez-vous
autant dans votre famille que dans votre livre ?
Eric Belile
: Et oui !!! Nous étions vraiment
très nombreux, et encore plus maintenant. J'avais
des cousins partout, des oncles, des tantes, en ceux
tu en voilà !!! Il faut dire qu'il n'y a rien
de surprenant pour la bonne et simple raison que mon
Papa et ses frères étaient polygames
au Front Polisario.
Lirado : Avez-vous
quelques petits conseils d' écriture ?
Eric Belile
: Non !!! Pour la bonne et simple raison
que je ne pense pas être un réel écrivain,
mais seulement un bon narrateur de mon histoire.
Toutefois, j'invite les ados à lire "
Le petit beur nantais " afin de rire et de
saisir les différences de culture et de partager
ensuite nos impressions sur votre site.