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Interview
: Frédérique Lorient
Décembre 2006

Lirado : Vous
avez publié pour le moment trois romans en l'espace
de six mois, pourquoi seulement maintenant et à
une telle vitesse ?
Frédérique
Lorient : J'écrivais depuis longtemps,
mais surtout des nouvelles (genre difficile à faire
publier en France). Il y a quelques années, j'ai
écrit un histoire en feuilleton pour mon fils,
et cela m'a donné l'envie de me lancer dans le
roman jeunesse. La suite est une affaire de chance. J'ai
rencontré un jour Denis Guiot qui a accepté
de lire le manuscrit des Danseurs de Lumière. Ca
lui a plu, et il l'a publié.
Lirado : Quels
genres vous plaisaient le plus enfant ?
Frédérique
Lorient : Enfant, je me délectais des
romans d'aventure du Grand Nord (Curwood, Jack London...)
mais aussi de tout ce qui me tombait sous la main. (La
maison de mes parents va bientôt s'écrouler
sous le poids des livres). En grandissant, j'ai lu énormément
de littérature, mais aussi de BD (mes premiers
vrais chocs en BD après Tintin et autres Lucky
Lucke c'est Hermann, l'auteur des Jeremiah, et Corto Maltese..)
Lirado
: Qu'est-ce qui a motivé votre écriture
?
Frédérique
Lorient : L'envie d'écrire, c'est une
vraie maladie. Ca gratte, ça démange, ça
bouillonne. Une seule médication : le stylo.
Lirado : Quels
sont vos futurs projets d'auteur ?
Frédérique
Lorient : Normalement, un autre roman SF va
paraître chez Mango, en octobre. Il devrait s'appeler
"Apocalypse Maya". Un autre roman d'anticipation
va paraître chez Plon, en mai ou juin : "Les
Visages d'Apollon."<
Lirado :
Les deux livres de SF que vous
avez publiés ne se terminent pas réellement,
ils laissent au lecteur la possibilité d'une suite,
pourquoi ce
choix ?
Frédérique
Lorient : J'aime terminer mes romans sur une
image forte: celle de Triss, debout sur l'océan,
dans les Danseurs de Lumière, me plaît beaucoup
et me semble bien symboliser toute l'histoire : le personnage
est apparemment dans une extrême solitude, mais
en réalité, ce n'est pas le cas. Sous ses
pieds, nage un ami extraordinaire, et ses amis terriens
ont compris l'ignominie qu'ils ont commise et reviennent
le chercher. Sous un ciel de Harpies se termine par un
clin d'oeil à la mythologie... Mais s'ils ont bien
lu, les lecteurs ne sont pas lésés, ils
ont suffisamment d'éléments pour bosser
un peu tous seuls. Inutile de leur mâcher le travail
! Dans l'Ombre du loup, un roman réaliste, ma fin
est très complète, car le sujet rend nécessaires
certaines explications.
Lirado : Quels
sont les retombés de vos premiers romans ?
Frédérique
Lorient : Sept sélections dans des concours
de lecture pour "Danseurs", des rencontres avec
des élèves... Bref, je nage dans l'euphorie.
Lirado : Comment
procédez-vous pour l'écriture : planètes,
personnages,... ? Qu'est-ce qui vous vient en premier
?
Frédérique
Lorient : Des images me viennent en premier,
suivies ou accompagnées de situations. La construction
de l'histoire se fait tranquillement, par associations
d'idées.
Lirado
: Quels sont les côtés qui vous plaisent
le plus dans vos "héros" ?
Frédérique
Lorient : J'aime leurs faiblesses, et l'énergie
qu'ils mettent à lutter contre les difficultés
qu'ils rencontrent, avec leurs quelques moyens.
Lirado
:Que pensez-vous des deux illustrations de Munch pour
vos deux romans de SF?
Frédérique
Lorient : J'adore ce que cet illustrateur fait
en général, et j'ai demandé qu'il
travaille sur mes textes. Je suis ravie du résultat.
Munch restitue parfaitement l'ambiance de mes histoires
Lirado :
Faîtes-vous appel à
des documents références pour écrire
vos textes ?
Frédérique
Lorient : Non, pas vraiment. Cela dépend
des besoins.
Lirado :
De quoi vous inspirez-vous pour
raconter ces histoires de SF ?
Frédérique
Lorient : Je m'inspire de mille choses différentes,
choses vues, entendues, apprises, lues, qui m'ont marquées.
Lirado :
Pensez-vous qu'elles peuvent
se réaliser de telle manière dans le futur
?
Frédérique
Lorient : Je vous rassure: je ne pense pas
réellement que des méduses extraterrestres
risquent de nous envahir un jour ou l'autre. Par contre,
le fait de d'utiliser des gens comme bombes humaines,
n'a rien d'une extrapolation futuriste.
Lirado :
Quelle est la chose qui dans
un roman peut vous agacer ?
Frédérique
Lorient : La violence pour la violence, le
sexe pour le sexe, et d'une façon plus générale,
la perversité.
Lirado :
Quels sont les livres dont vous
ne pourriez-pas vous passer en jeunesse ?
Frédérique
Lorient : La série des Flicka, de Mary
O'Hara, un de mes grands bonheurs de lecture, les Royaumes
du Nord de Pullmann, et tant d'autres !
Lirado :
Pour finir avez-vous des petites
astuces pour l'écriture ?
Frédérique
Lorient : Des astuces ? quelle horreur ! L'écriture
n'est pas la cuisine ! Le jour où je commencerai
à penser à des astuces, je crois bien que
l'écriture perdra tout son intérêt.
Les critiques des livres de Frédérique
Lorient sur Lirado :
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