Interview : Sophie de Mullenheim sur FBI et les 9 vies du chat

mullenheim1Lirado : Comment avez-vous trouvé l’idée de ce livre ?

Sophie de Mullenheim : J’avais depuis longtemps l’idée d’écrire un livre avec pour personnage principal, un enquêteur historique. Je trouvais amusante la possibilité de retourner dans le temps pour élucider des affaires. Puis mon éditeur m’a parlé des chats qui avaient neuf vies. J’ai donc mis ensemble ces deux éléments pour aboutir à ce premier roman.

Lirado : Comment vous est venue l’idée d’un détective historique qui voyagerait dans le temps ?

Sophie de Mullenheim : J’ai toujours sur moi de petits carnets sur lesquels je griffonne des idées. Je ne me souviens plus quand l’histoire de l’enquêteur historique m’est venue. Peut-être un matin en me réveillant ou sous la douche !!! Parfois les idées arrivent sans crier gare !

Lirado : Quels sont les passages que vous avez préféré écrire ?

Sophie de Mullenheim : De manière générale, je me suis beaucoup amusée à écrire ce livre. Je me régalais d’avance en imaginant la suite de certains passages. Par exemple, j’ai su dès le début que Marilyn entrerait dans le VART comme s’il s’agissait d’une douche. J’avais la scène dans la tête presque dès les premières lignes.
Le passage sur la Méduse m’a demandé une attention toute particulière. Mon mari qui me relisait, aime énormément le bateau. Je voulais qu’il ait vraiment l’impression d’être à bord de ce navire.

Lirado : Que retenez-vous de votre première expérience dans l’écriture pour adolescents ? Est-ce différent des plus jeunes ? Travaille t-on de la même manière ?

Sophie de Mullenheim : Ce premier roman a été une expérience formidable et j’espère ne pas m’en tenir là. Écrire pour les adolescents change beaucoup de l’écriture pour les plus jeunes car… il y a beaucoup plus de texte !!!! J’avais l’habitude d’inventer de petits contes pour enfants. Avec ce roman, il fallait écrire cent fois plus de
mots !!! Le vocabulaire diffère aussi. Il est plus adulte, plus recherché. Quant à la façon de travailler, cela ne change pas. Tout dépend toujours de l’inspiration…

Lirado : Comment avez-vous procédé pour l’écriture de ce roman ?

Sophie de Mullenheim : J’ai réfléchi à la structure générale de mon roman. Lorsque j’ai eu mes personnages en tête ainsi que les neuf vies du chat, je me suis jetée à l’eau. Ensuite je me suis laissé guider par l’écriture. Il m’aura fallu deux mois et demi pour écrire ce livre.

Lirado : Appréciez-vous plus les romans policiers que les autres livres ?

Sophie de Mullenheim : Curieusement, je lis peu de romans policiers. En revanche, lorsque j’étais adolescente, je les dévorais. J’ai voulu écrire un livre que j’aurais aimé plus jeune. Un livre où il y ait de l’action, du suspens et, surtout, pas de temps morts durant lesquels le lecteur risquerait de s’ennuyer.

Lirado : Quels sont les aspects que vous préférez chez votre personnage ? Pourquoi l’avoir appelé FBI ?

Sophie de Mullenheim : J’aime le caractère un peu fonceur de mon personnage qui le fait parfois se retrouver dans des situations rocambolesques et drôles. Qu’il parte bille en tête me plaît. J’aime les personnes qui savent prendre des décisions rapidement.
Quant à son surnom, c’est une longue histoire… Dans mes carnets de notes, j’ai retrouvé une vieille idée qui consistait à inventer un petit groupe de trois ados enquêteurs historiques : Fabrice, Belle et Ignace ! Leur  » clan  » devait s’appeler  » FBI  » pour faire un clin d’œil au FBI américain. J’ai repris cette idée… en un seul et même personnage. Et puis le fait que Fabien se trouve aux Etats-Unis permettait de jouer avec l’évocation du vrai FBI.

Lirado : D’autres histoires sont-elles prévues ?

Sophie de Mullenheim : Je réfléchis actuellement à un autre roman… très différent de celui-ci et à la fois très proche aussi. L’histoire sera très éloignée de celle de FBI mais mon écriture restera la même et le rythme du livre aussi. Je souhaite garder certains ingrédients qui me paraissent nécessaires au bon fonctionnement d’un livre.

Lirado : Que pensez-vous de la théorie des neuf vies du chat ?

Sophie de Mullenheim : Depuis des générations, la croyance populaire prétend que les chats ont neuf vies. Pour ma part, je n’ai pas de chat et je n’ai jamais regardé de près leurs griffes. Mais qui sait si cette théorie du professeur Colley (inventée de toutes pièces !) ne pourrait pas avoir un fond de vérité ?!

Lirado : Quelle est la part de vérité historique dans les évènements que vous avez décrits ?

Sophie de Mullenheim : En dehors de la façon dont Perrault trouva le titre de son conte, tous les événements historiques que je raconte, sont vrais. Pierre Curie est mort renversé par une voiture à cheval. La Saint-Barthélémy a bien été déclenchée par l’assassinat manqué de l’amiral Coligny. Et ainsi de suite… La seule chose qui sorte tout droit de mon imagination, c’est l’intervention du chat Cobalt à chaque fois. Et encore, qui sait si un chat n’était pas présent au moment de chaque événement… Seul un voyage en VART pourrait nous permettre de le vérifier vraiment !

Pour marque-pages : Permaliens.

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