Interview : Marine Carteron sur Les Autodafeurs

carteron1Un an, jour pour jour après la publication du premier tome de Les Autodafeurs, Marine Carteron a bouclé la boucle de son étonnante et passionnante trilogie. Une expérience riche et intense pour cette auteur qui est par ailleurs professeur.

Une trilogie telle que Les Autodafeurs est inclassable car toute l’histoire tourne autour d’un seul et unique objet ô combien important : le livre ! Dans ce roman « d’aventure », les héros se battent pour sa sauvegarde…Un combat qui oppose ainsi La Confrérie et les Autodafeurs depuis des siècles, mais trouve son apogée dans notre cher 21ème siècle.
Marine Carteron, avec un style inimitable nous aura donc fait partager en trois tomes les aventures d’Auguste et Césarine, avec passion. Chaque tome aura été un régal à lire et c’est avec une pointe de regret que le tome 3 s’achevait.

Parce que j’aime aller interviewer les auteurs de mes romans préférés, et parce que je sais que les fans de Les Autodafeurs seront ravis de lire cette interview, trouvez-ici, chers lecteurs, les réponses aux questions auxquelles Marine Carteron a accepté de répondre. Merci à elle pour ses éclairages sur son histoire et son aventure dans le monde du livre.

Lirado : Commençons sur une question très traditionnelle : pouvez-vous nous raconter la genèse des Autodafeurs ? Comment cette idée vous est-elle venue ?

Marine Carteron : Au début c’était juste une blague avec mon fils ainé. Celui-ci avait décidé d’arrêter de lire après le dernier Tome d’Harry Potter en partant du principe que « rien ne pouvait être aussi bien ». Du coup je lui ai proposé de lui écrire une histoire juste pour lui et c’est devenu Les Autodafeurs.

Lirado : Comment avez-vous écrit cette trilogie ? Aviez-vous imaginé, dès le début, l’ intégralité de la trilogie ?

Marine Carteron :  Absolument pas, je n’avais qu’une vague idée et n’ai trouvé la fin qu’au dernier moment. J’ai fait l’exact contraire de ce que je serine à longueur d’année à mes élèves : pas de plan, pas de fil directeur, aucune idée de ce que j’allais écrire dans le chapitre d’après. J’ai imaginé les personnages et ensuite ils ont vécu leur vie.

Lirado : Les couvertures de chaque tome de Les Autodafeurs sont vraiment très sympas et montrent bien la relation entre Auguste et Césarine, leur univers, avez-vous été associée à leurs réalisation ?

Marine Carteron :  Tout à fait. Les Editions du Rouergue m’ont associée à chaque étape de la réalisation, que ce soit pour les opérations de lancement, le choix du photographe (ici Barrère et Simon), des deux jeunes qui incarnent Auguste et Césarine… je ne sais pas comment cela se passe ailleurs mais au Rouergue c’est vraiment chouette car on a l’impression d’appartenir à une famille ; c’est vraiment un travail d’équipe.

Lirado : Sur internet, vous apparaissez sous le pseudonyme de Césarine Mars, comment l’avez-vous imaginée et comment avez-vous réparti l’action entre elle et son frère Gus ?

Marine Carteron :  J’avais eu l’idée de Césarine après avoir lu Le bizarre incident du chien pendant la nuit dont le personnage principal était un jeune autiste. J’avais aimé le personnage mais regretté de ne pas pouvoir le faire partager à mes enfants. A douze ans, mon fils voulait de l’action et, aussi génial que soit Le bizarre incident, il y en a peu…du coup j’ai mixé les deux. J’ai créé Gus pour l’action et Césarine pour rendre le roman plus profond… et puis Césarine s’est mêlée à l’action et Gus à la réflexion ; ils se sont enrichis l’un l’autre.

Lirado : La fin du tome 3 de Les Autodafeurs nous laisse sur une question…a t-on le droit d’avoir un petit indice sur le début d’une réponse ?

Marine Carteron : Non… j’aime l’idée que Canaan se promène dans l’imaginaire des lecteurs et vit une aventure différente à chaque fois.

Lirado : Y a t-il une part de vous dans certains personnages des Autodafeurs ?

Marine Carteron :  Césarine vous dirait que c’est idiot, vu qu’on ne peut pas faire des « parts » de quelqu’un, mais je serais moins catégorique qu’elle. Je me reconnais dans chacun d’eux (oui, même Murphy et BG…en fait je suis super méchante).

carteron2Lirado : Avez-vous fait des recherches pour écrire votre livre ? Si oui, dans quels domaines ?

Marine Carteron :  Heuuu…vous avez du temps ? Alors, dans le désordre j’ai fait des recherches sur : l’autisme, le syndrome de trisomie, les autodafés, l’histoire des livres, la vie de Christophe Colomb, Alexandre le Grand, la bibliothèque d’Alexandrie, les templiers, le jiu-jitsu brésilien, Facebook, les livres numériques, la meilleure façon de tuer quelqu’un rapidement (regard suspicieux du médecin à qui j’ai posé la question), les injures en espagnol, les pétroglyphes, la faune et la flore antillaise, la mythologie Tainos, les araignées mangeuses de guêpes… bref, avoir une formation universitaire ça laisse des traces indélébiles, je suis incapable d’écrire un truc sans vérifier que je ne marque pas une bêtise (enfin… pas de trop grosse !)

Lirado : Dans Les Autodafeurs, le livre occupe la place centrale, c’est la raison pour laquelle la Confrérie et les Autodafeurs s’affrontent : est-ce pour vous un objet particulier, qui a plus de pouvoir qu’on ne l’imagine ?

Marine Carteron :  Oui… mais la réponse est développée en trois tomes du coup je ne sais pas trop comment vous répondre en deux lignes…

Lirado : Le tome 3 est sorti un an, jour pour jour, après le premier tome. Quel regard portez-vous sur cette expérience, cette année ?

Marine Carteron :  Fatigante, enrichissante, exaltante…et j’arrête sinon Olivier (mon éditeur) va encore me dire que je fais une fixette sur les adjectifs. Plus sérieusement c’est une aventure incroyable mais qui demande un investissement total. Il faut le vivre pour s’en rendre compte mais publier un livre est très différent de « juste » écrire un livre. Entre le manuscrit que j’avais envoyé et la version finale il y a eu des heures de relecture, de discussion autour d’un chapitre bancal ou parfois même d’une phrase un peu tordue et de réécriture. Un an et mille pages après je suis très heureuse mais totalement épuisée.

Lirado : Et maintenant, avez-vous d’autres projets ?

Marine Carteron : Oui, mais rapport à ce que je viens de vous répondre au-dessus…je vais prendre mon temps !

Merci à Marine Carteron d’avoir répondu à mes questions.

Les Autodafeurs : découvrez les chroniques de Lirado !

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6 Commentaires

  1. Les autodafeurs est une série juste superbe, j’ai dévorais les deux derniers tomés en moins d’une semaine mais je ne peux pas dire pour le premier car je les lus deux semaines avent.
    Et désoler pour les fautes d’orthographe.

  2. Dévoreur de livres à 11ans

    Marine Carteron a sortie un nouveau livre:
    GENERATION K
    Mais je préfère toujours les Autodafeurs
    Et pour ceux qui ont aimé les Autodafeurs je conseil:
    -7 seconds
    -Divergent
    -Hunger Games
    -Merlin (les années oubliée, les 7 pouvoirs de l’enchanteur, …)
    -Phobos
    -Tomorrow
    -Les chroniques du onde émergé
    -Les quête d’Ewilan
    -Dragon de Nalsara
    -Les légendes d’AVANTIA
    -Cité 19 (que je n’ai pas encore lu)
    ;-):smile::razz::lol:

  3. Dévoreur de livres à 11ans

    Pareil pour moi

  4. J’ai adoré !! C’est ma série préférée alors que j’ai que 12 ans !

  5. Ping :Les Autodafeurs Tome 3 : nous sommes tous des propagateurs | Arcanes Ouvertes

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