Interview : Jean-Claude Mourlevat sur Le Combat d’Hiver

mourlevat2Lirado : Comment l’écriture de Le combat d’Hiver s’est déroulée ?

Jean-Claude Mourlevat : Elle a duré plus d’un an, c’est inhabituellement long pour moi. J’ai avancé dans l’histoire sans plan établi et j’en ai ignoré l’issue presque jusqu’au bout.

Lirado : Pourquoi avoir choisi de mettre surtout en avant Helen pour le regard sur l’histoire ? N’avez-vous pas eu peur d’avoir un personnage prenant le pas sur les autres ?

Jean-Claude Mourlevat : Helen est le personnage le plus proche du lecteur c’est vous et moi. On en a besoin dans ce roman. Elle ne prend pas le pas sur Milena et Bartomoméo qui sont de vrais héros, eux.

Lirado : Quels sont les côtés qui vous plaisent le plus dans chacun de vos personnages principaux ?

Jean-Claude Mourlevat : Helen : l’humanité. Milos : la vitalité. Bartoloméo : le mystère. Milena: la grâce.

Lirado : Vous êtes-vous aidé d’autre écrits ? si oui, lesquels et en quoi vous ont-ils inspirés ?

Jean-Claude Mourlevat : Je ne me suis aidé d’aucun document en particulier.

Lirado : Quels sont les autres éléments qui ont motivé votre écriture ?

Jean-Claude Mourlevat : Le désir d’écrire un texte plus long que les précédents, et qui tienne compagnie au lecteur plus longtemps. Le désir de donner le premier rang à des personnages féminins.

Lirado : Aviez-vous un message à faire passer avec Le combat d’Hiver ?

Jean-Claude Mourlevat : Je suis préoccupé par la lutte entre la culture (ou l’art) et la barbarie.

Lirado : J’ai eu l’impression que la réaction du peuple de votre « monde » face à un unique chant allait un peu trop vite et était très suprenante. Pourquoi avoir fait le choix que ce simple élément suffit à revigorer la résistance, jusque là presque dissoute ?

Jean-Claude Mourlevat : Nous sommes dans une fiction romanesque, pas dans l’histoire. Et je crois à la force des symboles, à leur capacité d’entraînement. La voix de Milena est le déclencheur d’un mouvement qui couvait.

Lirado : Pourquoi n’avoir donné aucun nom au « monde » que vous avez créé ? Est-ce une évolution futur que vous imaginez de la France ?

Jean-Claude Mourlevat : Je n’ai jamais pensé à la France. Nous sommes plutôt en Europe centrale.
Ne pas nommer le pays donne au récit une valeur plus générale. L’enjeu est au delà des nationalités et des frontières.

Lirado : La chanson du livre est-elle de vous ? Pouvez-vous nous l’expliquer ?

Jean-Claude Mourlevat : Elle est de moi. Il n’y a rien à expliquer. Elle porte un mystère, dans sa naïveté

Pour marque-pages : Permaliens.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.