Interview : Frédérique Lorient

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Lirado : Vous avez publié pour le moment trois romans en l’espace de six mois, pourquoi seulement maintenant et à une telle vitesse ?

Frédérique Lorient : J’écrivais depuis longtemps, mais surtout des nouvelles (genre difficile à faire publier en France). Il y a quelques années, j’ai écrit un histoire en feuilleton pour mon fils, et cela m’a donné l’envie de me lancer dans le roman jeunesse. La suite est une affaire de chance. J’ai rencontré un jour Denis Guiot qui a accepté de lire le manuscrit des Danseurs de Lumière. Ca lui a plu, et il l’a publié.

Lirado : Quels genres vous plaisaient le plus enfant ?

Frédérique Lorient : Enfant, je me délectais des romans d’aventure du Grand Nord (Curwood, Jack London…) mais aussi de tout ce qui me tombait sous la main. (La maison de mes parents va bientôt s’écrouler sous le poids des livres). En grandissant, j’ai lu énormément de littérature, mais aussi de BD (mes premiers vrais chocs en BD après Tintin et autres Lucky Lucke c’est Hermann, l’auteur des Jeremiah, et Corto Maltese..)

Lirado : Qu’est-ce qui a motivé votre écriture ?

Frédérique Lorient : L’envie d’écrire, c’est une vraie maladie. Ca gratte, ça démange, ça bouillonne. Une seule médication : le stylo.

Lirado : Quels sont vos futurs projets d’auteur ?

Frédérique Lorient : Normalement, un autre roman SF va paraître chez Mango, en octobre. Il devrait s’appeler « Apocalypse Maya ». Un autre roman d’anticipation va paraître chez Plon, en mai ou juin : « Les Visages d’Apollon. »<

Lirado : Les deux livres de SF que vous avez publiés ne se terminent pas réellement, ils laissent au lecteur la possibilité d’une suite, pourquoi ce
choix ?

Frédérique Lorient : J’aime terminer mes romans sur une image forte: celle de Triss, debout sur l’océan, dans les Danseurs de Lumière, me plaît beaucoup et me semble bien symboliser toute l’histoire : le personnage est apparemment dans une extrême solitude, mais en réalité, ce n’est pas le cas. Sous ses pieds, nage un ami extraordinaire, et ses amis terriens ont compris l’ignominie qu’ils ont commise et reviennent le chercher. Sous un ciel de Harpies se termine par un clin d’oeil à la mythologie… Mais s’ils ont bien lu, les lecteurs ne sont pas lésés, ils ont suffisamment d’éléments pour bosser un peu tous seuls. Inutile de leur mâcher le travail ! Dans l’Ombre du loup, un roman réaliste, ma fin est très complète, car le sujet rend nécessaires certaines explications.

Lirado : Quels sont les retombés de vos premiers romans ?

Frédérique Lorient : Sept sélections dans des concours de lecture pour « Danseurs », des rencontres avec des élèves… Bref, je nage dans l’euphorie.

Lirado : Comment procédez-vous pour l’écriture : planètes, personnages,… ? Qu’est-ce qui vous vient en premier ?

Frédérique Lorient : Des images me viennent en premier, suivies ou accompagnées de situations. La construction de l’histoire se fait tranquillement, par associations d’idées.

Lirado : Quels sont les côtés qui vous plaisent le plus dans vos « héros » ?

Frédérique Lorient : J’aime leurs faiblesses, et l’énergie qu’ils mettent à lutter contre les difficultés qu’ils rencontrent, avec leurs quelques moyens.

Lirado :Que pensez-vous des deux illustrations de Munch pour vos deux romans de SF?

Frédérique Lorient : J’adore ce que cet illustrateur fait en général, et j’ai demandé qu’il travaille sur mes textes. Je suis ravie du résultat. Munch restitue parfaitement l’ambiance de mes histoires

Lirado : Faîtes-vous appel à des documents références pour écrire vos textes ?

Frédérique Lorient : Non, pas vraiment. Cela dépend des besoins.

Lirado : De quoi vous inspirez-vous pour raconter ces histoires de SF ?

Frédérique Lorient : Je m’inspire de mille choses différentes, choses vues, entendues, apprises, lues, qui m’ont marquées.

Lirado : Pensez-vous qu’elles peuvent se réaliser de telle manière dans le futur ?

Frédérique Lorient : Je vous rassure: je ne pense pas réellement que des méduses extraterrestres risquent de nous envahir un jour ou l’autre. Par contre, le fait de d’utiliser des gens comme bombes humaines, n’a rien d’une extrapolation futuriste.

Lirado : Quelle est la chose qui dans un roman peut vous agacer ?

Frédérique Lorient : La violence pour la violence, le sexe pour le sexe, et d’une façon plus générale, la perversité.

Lirado : Quels sont les livres dont vous ne pourriez-pas vous passer en jeunesse ?

Frédérique Lorient : La série des Flicka, de Mary O’Hara, un de mes grands bonheurs de lecture, les Royaumes du Nord de Pullmann, et tant d’autres !

Lirado : Pour finir avez-vous des petites astuces pour l’écriture ?

Frédérique Lorient : Des astuces ? quelle horreur ! L’écriture n’est pas la cuisine ! Le jour où je commencerai à penser à des astuces, je crois bien que l’écriture perdra tout son intérêt.

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