Faux frère, vrai secret d’Olivier Gay

Age : 12 – 15 ans
Éditeur :  Castelmore  (2016)
280 pages

Note : 2.5 Stars

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 blanc

Le père de Léa vient d’apprendre qu’il aurait la garde de Mike, son filleul, suite au décès brutal des parents de ce dernier. L’arrivée de Mike dans la famille de Léa va bouleverser le quotidien de la jeune lycéenne. En effet, dès le départ, son nouveau frère, agit bizarrement. Il ne connaît pas les codes du lycée, se montre trop parfait et surtout il n’a pas peur des brutes que tout le monde fuit. Pour Léa, cette attitude est louche. Quel est donc le secret de Mike ?

J’ai découvert la plume d’Olivier Gay avec sa géniale série fantastique Le Noir est ma couleur, c’est donc assez naturellement que j’ai eu envie de lire son nouveau roman ( un one-shot) : Faux frère, vrai secret, dont le résumé était assez intriguant. Dans ce roman j’ai retrouvé le style Olivier Gay : une écriture qui se glisse à merveille dans les pensées des ados (références culturelles, réparties, vocabulaire) et une histoire rythmée par de nombreux rebondissements et scènes d’actions ( affrontements entre jeunes notamment).

Malheureusement malgré ces atouts, je n’ai pas réussi à me laisser entraîner par Faux frère, vrai secret. L’intrigue, censée créer du suspens autour du secret de Mike, m’est apparue évidente au bout d’une cinquantaine de pages. J’ignore si j’ai réussi à deviner les grandes lignes de ce secret par expérience littéraire, mais ça a fortement impacté mon intérêt pour la suite du récit. J’ai trouvé qu’Olivier Gay insistait trop lourdement sur les particularités de Mike, rendant trop évident le mystère…

J’ai eu du mal à rester captive du récit. J’ai notamment trouvé toute la première partie trop longue. Puisque j’avais deviné le secret de Mike avant l’heure (c’est-à-dire avant qu’Olivier Gay ne le confirme dans le dernier tiers du roman) j’ai trouvé que les scènes au lycée dans lesquelles Mike et Léa sont confrontés à Maxime et sa bande prenaient trop de place dans l’histoire. Ces redondances et les répétitions des réflexions de l’héroïne sur la situation ont fini par me lasser aussi car je n’en voyais pas vraiment l’utilité, sinon pour pointer les capacités étonnantes du frère de Léa, de manière trop criante.

Côté personnages, j’ai eu du mal à m’attacher à eux. Mike à cause de son secret qui impacte sa personnalité, Léa parce qu’elle est trop excessive dans ses réactions, se préoccupe trop du regard des autres, est un brin égoïste et se montre un peu trop froussarde à mon goût ( oui c’est une lycéenne normale…). J’aurais aussi aimé qu’Arthur et Mounia jouent un rôle plus important dans l’histoire. Arthur a bien un rôle important à un moment mais pour le coup, ses capacités informatiques (pour ne pas en dire trop) m’ont paru un peu trop fortes, faisant chuter la crédibilité de la scène.

Le dernier tiers du roman donne à l’histoire une nouvelle orientation mais l’ensemble reste assez convenu. Je n’ai pas forcément été convaincue par les choix de l’auteur sur le rôle de certains personnages et notamment l’irruption improbable de Maxime…

Le thème de Faux frère, vrai secret était néanmoins intéressant et d’actualité, j’ai donc été jusqu’au bout de cette lecture pour cette raison.

En quelques mots :

Ayant adoré la série Le Noir est ma couleur d’Olivier Gay, je me suis lancée dans la lecture de Faux frère, vrai secret, confiante. Malheureusement même si j’ai retrouvé la plume fluide de l’auteur et de nombreux rebondissements, je ne suis pas entrée dans cette histoire. Au bout de cinquante pages j’avais découvert le secret de Mike et pourtant il fallait encore continuer à suivre une Léa qui elle ne voyait rien. J’ai trouvé le temps long durant cette première grande partie de l’histoire. Le dernier tiers du roman permet de donner une nouvelle orientation au récit mais le traitement reste très convenu. Le thème abordé dans Faux frère, vrai secret reste néanmoins intéressant.

A propos d’Olivier Gay
Né à Grenoble en 1979, Olivier Gay a longtemps exercé comme manager en cabinet de conseil. Le succès de “Les talons hauts rapprochent les filles du ciel”, prix du premier roman du festival de Beaune, lui a permis de se consacrer entièrement à l’écriture. Il a depuis continué sa série policière au Masque, a écrit un diptyque de fantasy et se lance aujourd’hui avec enthousiasme dans la littérature pour adolescents. Olivier Gay habite à Paris.
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