Espionnage intime de Susie Morgenstern

espionnage-intimeAge :  12 – 15 ans
Éditeur : L’Ecole des loisirs (2015)
140 pages

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Angélique est une lycéenne comme les autres, peut-être un peu trop sage. Au moment même où sa mère lui offre un journal intime dans lequel se confier, Angélique commence à changer et à devenir une personne beaucoup plus téméraire et provocante… Pourquoi l’adolescente est-elle devenue si diabolique ?

Je lis depuis longtemps les romans de Susie Morgenstern (ce qui ne me rajeunit pas…) et en règle général je les apprécie. Mais pour Espionnage intime, ça n’a malheureusement pas été une lecture aussi entraînante et passionnante comme, par exemple, son roman im@mie qui m’avait bien accrochée. Ce n’est pas vraiment une question d’histoire. Le résumé était vraiment intriguant et j’avais envie de comprendre pourquoi Angélique présentait à sa famille un visage bien moins diabolique que celui de son journal intime. Je pense que les lecteurs pourront se reconnaître dans le portrait de cette adolescente comme les autres. Sa famille un peu dysfonctionnelle est intéressante. C’est uniquement pour l’histoire même du livre que je me suis accrochée dans ma lecture d’Espionnage intime, même si, j’avais un peu deviné les révélations finales…

Si je n’ai pas vraiment accroché à ce roman, c’est surtout parce que le style d’écriture de Susie Morgenstern pour Espionnage intime, ne m’a pas du tout plu. Le ton m’a paru traînant et détaché, j’ai mis très vite de la distance avec le personnage d’Angélique car les passages qui ne sont pas issus de son journal intime, me paraissaient froids et trop analytiques. Susie Morgenstern porte sans cesse un regard un peu critique sur ses personnages et même si c’est une idée intéressante en soi, car c’est bien ce qu’une ado pourrait faire, ça ne m’a pas emballée. Je sentais sans cesse, à cause de l’écriture, un fossé entre moi et l’histoire.

Malheureusement je me suis donc ennuyée. Je n’ai pas réussi à accrocher aux personnages, à la petite famille et je n’ai pas été entraînée par l’histoire comme espéré. J’ai été péniblement au bout de ce court roman parce que je voulais vérifier mes premières impressions sur l’histoire. Pour moi, si le résumé et l’histoire elle-même peut séduire les adolescents, certains seront peut-être, comme moi, déstabilisés par l’écriture de Susie Morgenstern et n’arriveront donc pas à totalement entrer dans ce livre.

En quelques mots :

Dans Espionnage intime, Susie Morgenstern met en scène une adolescente aux deux facettes. L’une, devant sa famille est sage et parfaite, l’autre, dans son journal intime, de plus en plus diabolique. L’histoire m’a intriguée et j’avais envie de connaître les raisons de cette duplicité. Heureusement car le style de Susie Morgenstern ne m’a pas du tout plu et a rendu pénible cette lecture. Le ton est traînant, détaché, froid et j’ai toujours conservé de la distance avec les personnages et l’histoire. Je me suis peu à peu ennuyée et je n’ai pas renoncé à cette lecture uniquement parce que j’avais envie de connaître le fin mot de l’histoire. J’avais d’ailleurs un peu tout compris mais j’imagine que pour certains, ça ne sera pas forcément le cas. Ainsi, si l’histoire peut séduire des adolescents, certains seront peut-être déstabilisés par l’écriture de Susie Morgenstern et n’arriveront donc pas à entrer complètement dans le livre. A chacun de voir si vous accrochez à ce style !

A propos de Susie Morgenstern
Susie Morgenstern, de son nom de jeune fille Hoch, est née dans le New Jersey à Newark le 18 mars 1945. Très tôt, elle sait ce qu’elle veut faire : écrire. Au lycée, elle devient la rédactrice en chef du journal.
On la surnommait d’ailleurs « Susie Shakespeare » (ce qui la faisait pleurer car elle trouvait cela très laid) car elle n’arrêtait pas d’écrire. Elle continua ensuite ses études à la Rutgers University, puis à Jérusalem à l’Hebrew University et enfin à Nice, à la faculté de lettres où elle fait sa thèse de doctorat en littérature « Les fantasmes chez l’écrivain juif contemporain ».
Elle rencontre un mathématicien Français (Jacques Morgenstern, aujourd’hui mort) et a deux filles : Aliyah et Mayah. A partir de ce moment là, elle cesse de jouer professionnellement de la contrebasse dans des registres de jazz et de classique.
Grâce à ses enfants, elle commence une carrière d’auteur/illustrateur : ses livres grandissent avec ses enfants. Beaucoup de sujets l’intéressent, mais surtout l’amour, les gens, les livres et la famille.

http://susiemorgenstern.com/

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