Emma de Tess Corsac

Age : 12 – 15 ans
Éditeur : Rester Vivant (2017)
390 pages

Note :

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90 ans après qu’un virus baptisé Emma a décimé une partie de la population mondiale, l’humanité tente de survivre. Les humains sains vivent au quotidien dans la crainte d’être contaminés par les Gueules-bleues, porteurs du virus.
Azur a grandi dans ce monde malade mais
ignore encore bien des choses. Alors qu’elle vient de fêter ses quinze ans, elle quitte son Village pour se confronter au reste de la France et entrer chez les Furets, un groupe de personnes chargé de récolter pour les autres les objets nécessaires à la survie.

Je suis sûre que comme moi vous avez le sentiment que les romans mettant en scène un virus mortel, se multiplient. Je suis sûre que comme moi vous êtes un peu lassé. Et pourtant, Emma, est un roman à ne pas rater car il recèle une vraie originalité. Celle-ci tient en une phrase : l’histoire se passe un peu plus de 90 ans après l’apparition du virus. Voila qui change tout à mon sens car l’auteur passe très rapidement sur la partie purement apocalyptique, pour se concentrer sur l’après.

L’histoire se passe donc 90 ans après qu’un virus, baptisé Emma, a décimé la majorité de la population mondiale. Virus pervers, Emma fait perdre à l’homme son humanité. Azur, l’héroïne, a grandi dans ce monde  où les personnes saines craignent les Gueules – bleues, ces humains infectés. Néanmoins, sa famille l’a toujours protégée et sa vie est assez paisible. Mais à l’aube de ses 15 ans, l’heure est venue pour la jeune fille de découvrir la réalité de son monde. 

Le roman raconte le cheminement d’Azur dans cette société ravagée lorsque celle-ci quitte l’atmosphère apaisée de son Village pour rejoindre Toulouse et se soumettre à une prise de sang qui déterminera si elle est atteinte par Emma. Une fois rassurée, la jeune fille devra trouver sa place dans cette humanité qui s’est réorganisée et où chacun doit jouer un rôle. Pour Azur, se sera les Furets. Ce groupe d’hommes et de femmes est chargé d’explorer les lieux inhabités pour ramener les objets nécessaires à la communauté.

Emma est un roman dynamique dont l’intérêt réside surtout dans le tableau que le récit dresse de l’organisation de l’humanité après l’épidémie. Grâce aux rebondissements de l’histoire, le lecteur découvre le monde futuriste imaginé par la jeune auteur Tess Corsac avec ses us et coutumes, son organisation en faction et ses codes. J’ai trouvé cela particulièrement intéressant car l’ensemble était très crédible, très détaillé. Mais au delà de cette première lecture, l’histoire nous interroge aussi sur la définition même d’humanité et nous invite à imaginer un monde où l’humanité est un privilège dont il faut savoir user avec intelligence.

Je me suis laissée embarquer par cette lecture car Emma de Tess Corsac est très prenant. La narration à la première personne permet de nous mettre dans la peau d’Azur et de découvrir à travers son regard ce nouveau monde. Un monde que je trouvais fascinant et j’avais à chaque fois envie d’en savoir plus sur son fonctionnement. Les aventures vécues par Azur sont aussi captivantes même si elles mettent surtout en scène le quotidien de la jeune fille. La fin est assez ouverte mais cela ne m’a pas dérangé, apportant au contraire une belle conclusion à cette histoire.

En quelques mots :

Alors que les romans apocalyptiques se multiplient, Tess Corsac a fait le choix de raconter comment la société s’organise 90 ans après l’apparition d’Emma, un virus pervers qui fait perdre à l’homme son humanité. Le lecteur suivra Azur, une adolescente de 15 ans, dans ce monde où la peur de perdre son humanité régit le quotidien. A travers son cheminement, ses aventures, l’histoire nous dépeint l’organisation de cette nouvelle société et nous invite à la réflexion autour de ce qui fait notre humanité.
L’histoire est prenante, Tess Corsac nous entraîne dans un monde dont elle détaille précisément le fonctionnement et qui en est d’autant plus crédible. Une histoire fascinante. 

A propos de Tess Corsac

Tess Corsac a dix-neuf ans. Souvent retranchée dans sa tanière montpelliéraine, elle partage son temps entre ses cours de médecine et l’écriture. Usant de malice, à la manière du renard, elle entraîne ses lecteurs, presque malgré eux, dans des récits à la fois farouches et sensibles, dans des mondes imaginaires on elle ne se prive pas, entre autres, de dénoncer les travers de ses contemporains

 

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