Baddawi de Leila Abdelrazaq

Age : 12 – 15 ans
Éditeur : Seinkis (2018)
120 pages

Note :

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Badawi, c’est le nom du camp de réfugiés palestinien où Ahmed et sa grande famille ont trouvé refuge lorsque la guerre entre Israëliens et Palestiniens a commencé. Dans ce camp, la vie est rude, les Palestiniens ne sont pas bien vus par les Libanais. Avec beaucoup de volonté, Ahmed travaille sans relâche à l’école car il rêve de partir étudier aux Etats-Unis. Ce rêve, réussira-t-il à l’atteindre ?

Baddawi est une bande-dessinée biographique. Leila Abdelrazaq est en effet la fille d’Ahmed et elle a eu envie de raconter l’histoire de son père. Elle se concentre en particulier sur l’enfance et l’adolescence de celui-ci, au Liban, jusqu’à ce que ses résultats scolaires ( excellents ) lui permettent d’intégrer l’université américaine d’Houston ( Texas ).

Baddawi est un texte engagé. Leila Abdelrazaq est très investie dans la lutte en faveur de la cause palestinienne et son récit est forcément subjectif. Cette lecture est donc à considérer comme un témoignage dans lequel on perçoit la guerre entre Palestiniens et Israéliens d’un seul point de vue.

Ce qui m’a plu dans Baddawi c’est de suivre le quotidien d’Ahmed et de découvrir sa vie dans le camp puis à Beyrouth, où sa famille s’installe ensuite. Le récit commence en 1959 et s’achève en 1980. Ahmed grandit dans un pays confronté chaque jour à la violence, la guerre et la mort. Son histoire personnelle, semblable à tant d’autres adolescents de son âge, se construit sur l’Histoire avec un grand H. Baddawi s’attache ainsi à raconter les anecdotes de l’enfance d’Ahmed et la manière sont la guerre impacte son quotidien. 

J’ai trouvé cette lecture intéressante car on en apprend un peu plus sur la situation des Palestiniens, tant dans leur pays d’origine, qu’au Liban. Mais je regrette que l’auteure ne soit pas davantage précise sur les éléments historiques ( surtout quand on y connait presque rien ) et que la conclusion de l’histoire soit aussi abrupte.

Pour finir, le graphisme de Baddawi ( en noir et blanc) tout comme la construction et la forme du récit rappelle immanquablement d’autres ouvrages du genre et en particulier Persepolis de Marjane Satrapi. Le témoignage mis en scène dans cette bande-dessinée poursuit d’ailleurs les mêmes objectifs : garder le souvenir du passé et montrer qu’à l’heure actuelle, il existe encore des peuples qui n’arrivent pas à s’entendre et pensent trouver dans la guerre une solution.

En quelques mots :

Baddawi est une BD biographique. Son auteure, Leila Abdelrazaq y raconte en effet l’enfance et l’adolescence de son père Ahmed, au Liban, où il est réfugié avec sa famille palestinienne. L’histoire et l’Histoire avec un grand H s’entremêlent dans ce récit. Les anecdotes qu quotidien d’Ahmed se construisent sur fond de guerre. Baddawi est un témoignage intéressant et subjectif sur cette période qui semble ne jamais finir. Par contre je regrette qu’il n’y ait pas eu plus d’éléments historiques et que la conclusion soit un peu abrupte, car cette lecture nous laisse un peu sur notre fin

Extraits :

A propos de Leila Abdelrazaq

Leila Abdelrazaq est américaine, d’origine palestinienne.Dans ce premier roman graphique, elle explore conflit israélo-palestinien dans les années 1960 et 1970 en se mettant, avec une infinie tendresse, à la hauteur de ce petit garçon qui voit le monde s’effondrer autour de lui et tente d’avancer en traçant son propre chemin.

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