Interview : Arthur Ténor sur Passeport pour l’enfer

arthurtenor1Lirado : Comment s’ est déroulée l’ écriture du livre avec Nathalie ?

Arthur Ténor : La genèse de ce roman est un peu particulière. Le projet date en fait de 1995. Il s’agissait alors pour moi d’écrire un thriller que je destinais aux adultes, alors même que j’ignorais complètement qu’un peu plus tard je publierais mon premier ouvrage jeunesse. J’avais  » oublié  » ce récit, croyant (à tort finalement) qu’il ne pourrait pas intéresser un éditeur. Ce n’était pas l’avis de Natallie. Durant plusieurs années, elle m’incita à le reprendre et à l’adapter à un public plus large. Et un jour, j’ai dit :  » D’accord, mais on fait ce travail ensemble « . Nous nous sommes très bien entendus pour cette réécriture. Et ensuite, je dois remercier encore ma compagne de plume, car c’est elle qui m’a incité à adresser le manuscrit chez Grasset, alors que je n’osai pas, encore par manque de confiance.

Lirado : Pourquoi avoir rédigé ce texte à la troisième personne, alors que l’ on parle de soi théoriquement ? Quel effet cela fait de parler de soi ainsi ?

Arthur Ténor : Je reviens aux origines du roman. Le héros s’appelait Arthur Ténor. Quand j’ai rencontré l’éditeur de mes deux premiers ouvrages jeunesse (aux éditions du Cerf), le directeur éditorial m’a demandé si je voulais signer mes livres sous mon patronyme de naissance ou si je préférais prendre un pseudonyme. Et spontanément l’idée m’est venue de proposer le nom de ce héros de fiction, dont j’étais le papa. Ainsi est né l’auteur Arthur Ténor, déjà personnage de roman. J’adore ce genre de mise en abîme.
Ensuite, quel effet ça fait d’être un héros de roman ? C’est amusant. J’aime bien. Sans plus, car ce Ténor là n’est pas moi. Tout juste un homonyme.

Lirado : Comment avez-vous créé les autres personnages ? Existe t-il dans la réalité ?

Arthur Ténor : Les autres personnages sont complètement imaginaires. En revanche, les décors sont totalement réels car j’ai vécu dans les quartiers et les immeubles où se déroulent les poursuites et j’ai sillonné les souterrains dont il est question dans la troisième partie de ce thriller.

Lirado : Comment avez-vous eut l’ idée de ce livre ? Cela fait longtemps que vous l’ aviez ?

Arthur Ténor : Franchement, je ne sais plus comment m’est venue cette idée. En revanche, je me souviens bien que c’est à la suite de mes aventures dans les souterrains de Paris où nous gambadions avec mes copains cataphiles… Et ça doit dater du milieu des années 1980 (au moment en fait où se déroule le roman).

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Lirado : Pourquoi raconter cette histoire en 1983 et non dans les années 2000 ?

Arthur Ténor : En partie, parce que ça correspond à mon expérience d’alors, mais surtout parce que j’avais une contrainte  » physique « , si je puis dire, c’est que les affreux de l’histoire sont d’anciens nazis. En 2000, ils auraient eu 80 ans. Je me voyais mal écrire un géronto-thriller (des courses-poursuites en déambulateurs et chaises roulantes, ça n’aurait pas donné le même résultat, n’est-ce pas ? )

Lirado : Comment avez-vous procédez pour l’ écriture de l’ énigme ?

Arthur Ténor : Ce fut assez long et exigeant bien sûr. Je crois me souvenir que j’avais rassemblé toutes les informations à découvrir, dans l’ordre, et que pour chacune j’ai cherché un  » cryptage « . Le vrai défi était que l’énigme ne soit ni trop facile ni trop compliquée.

Lirado : Pourquoi avoir choisit un sujet autour de l’Enfer ?

Arthur Ténor : Aucune idée… Peut-être parce que l’enfer est sous terre qu’à l’époque où j’ai eu cette idée, je gambadais dans le royaume des Ténèbres.

Lirado : Que pensez-vous de la couverture ?

Arthur Ténor : Euh… No comment.

Lirado : Pour vous y a t-il une grande différence entre être publié en grand format au lieu du petit format ?

Arthur Ténor : De taille ! C’est un peu comme si je grandissais en même temps que mes livres. D’ailleurs, cela correspond à une évolution de mon travail d’auteur. Je m’oriente de plus en plus vers des aventures longues. Sans doute parce que j’ai un peu plus confiance en mon écriture…

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