A la croisée des mondes : Les Royaumes du Nord, T1 de Stéphane Melchior et Clément Oubrerie

croisee-mondes-royaumes-nord1Age :  12 – 15 ans
Éditeur : Gallimard jeunesse (2014)
80 pages

Note :

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Élevée par les vieilles barbes du Jordan College à Oxford, la jeune Lyra ne pense qu’à faire les quatre cents coups avec son ami Roger, le garçon des cuisines, et rêve secrètement de suivre son oncle, le ténébreux Lord Asriel, vers les royaumes du Nord.
Un jour, Roger disparaît, enlevé par les mystérieux Enfourneurs. Lyra se lance à sa recherche…

A la croisée des mondes est d’abord une trilogie de Philip Pullman qui, depuis 1995, connait son petit succès. Une trilogie incontournable pour les fans de Fantasy, adaptée au cinéma ( pour le tome 1) et maintenant en bandes-dessinées, par deux Français. 10 tomes sont prévus ( 3 tomes pour Les Royaumes du Nord, 3 tomes pour La Tour des Anges et 4 tomes pour Le Miroir d’ambre), si le succès est au rendez-vous !

Lorsque le premier tome en bande-dessinée est sorti, j’ai été très surprise car l’adaptation était inespérée. Le résultat m’a plutôt convaincue car l’histoire est conforme à l’esprit du roman de Pullman, en respecte les lignes principales. Je ne saurais dire si les détails sont comme dans le roman, mon souvenir de ce dernier étant très ancien, mais j’ai retrouvé rapidement les éléments qui m’avaient séduit dans A la croisée des mondes de Philip Pullman : une Lyra intrépide, un univers étonnant, des enfants qui disparaissent, une grande aventure vers les Royaumes du Nord.

La bande-dessinée est assez accessible et on entre vite dans le sujet avec la menace d’empoisonnement de Lord Astriel, dés les premières pages. Ensuite, tout s’enchaîne : la disparition de Roger, Lyra qui reçoit l’aléthiomètre, le départ de Jordan College pour rejoindre la demeure de Mme Coulter, la fuite avec les gitans pour retrouver Roger et atteindre les Royaumes du Nord. C’est très dynamique, sans temps mort et la bande-dessinée se lit avec intérêt.

Côté dessin, les avis sont partagés. Certains apprécient, d’autres pas du tout. Pour ma part je les trouve certes un peu particuliers, très sombres et parfois un peu « pointus » mais j’accroche assez. Ils ont un petit côté que j’aime bien. ça ne m’a pas du tout gêné et je n’en apprécie pas moins la bande-dessinée. Je crois que ça correspond bien à l’univers d’A la croisée des mondes. Par ailleurs, les choix de couleurs sont plutôt bons. Le dessin n’est donc pas pour moi, un frein à l’achat de cette BD.
Je pense, et j’espère, que cette bande-dessinée donnera envie à ses lecteurs de lire ensuite la trilogie de Philip Pullman, toujours aussi passionnante malgré son « âge ».

En quelques mots :

Premier tome de l’adaptation en bandes-dessinées de la célèbre trilogie A la croisée des mondes de Philip Pullman, Les Royaumes du Nord 1, reprennent tous les ingrédients qui nous charmaient dans la trilogie : une Lyra intrépide, un univers étonnant et intéressant, une aventure riche en rebondissements. Le scénario est fidèle à l’esprit du livre de Pullman et est accompagné par les dessins particuliers mais plutôt convaincants de Clément Oubrerie. A travers eux, ont découvre le monde de Philip Pullman et on plonge dans une aventure froide, sombre et hivernale…Une belle adaptation, qui donnera, je l’espère, envie de découvrir les romans.

Extraits :

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A propos de Stéphane Melchior et Clément Oubrerie

Stéphane Melchior-Durand naît en 1965, en Bretagne. Passionné par les mythologies, il fait de longues études d’histoire de l’art avant d’écrire ses propres histoires. Aujourd’hui scénariste, il imagine des films d’animation et participe à l’écriture de courts et de longs métrages pour le cinéma ou la télévision.

Clément Oubrerie naît en région parisienne en 1966. Après le bac, il entame des études d’arts graphiques à l’école Penninghen, qu’il interrompt quatre ans plus tard pour partir aux États-Unis. Il y passe deux années, exerce toutes sortes de métiers et y voit ses travaux publiés pour la première fois. De retour en France, il illustre des ouvrages pour la jeunesse – une quarantaine à ce jour -, s’ouvre avec succès aux techniques numériques de l’animation et crée notamment l’univers graphique des Moot-Moot, la série télévisée d’Éric et Ramzy. Pour « Aya de Yopougon », il donne vie avec esprit et authenticité au récit de Marguerite Abouet, et montre avec brio que son talent s’exerce aussi en bande dessinée. Il y prend goût et signe en 2008 une adaptation savoureuse et singulière de « Zazie dans le métro », le roman de Raymond Queneau. Clément Oubrerie est également cofondateur d’Autochenille Production, qui a adapté pour le cinéma « Le Chat du Rabbin » de Joann Sfar, et « Aya de Yopougon ».

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